CHAPITRE IV. — ARC VOLTAIQUE
litsmuth et d'antimoine BA, A'B' disposés inversement dans un circuit à travers lequel il faisait passer un courant de M en N. Ce courant allait du bismuth R
Fig. 317.
à rantimoinc A dans la première boule c qu'il refroidissait, et do l'antimoine A' au bismuth B' dans la seconde c' qu'il échauffait. Les deux actions s'ajoutaient pour faire marcher l'index I. On peut diriger ]c courant dans un seul des deux couples : si c'est le second A'B', il s'échauffe toujours j si c'est le premier AB, il se refroidit quand le courant est très-faible et finit par s'échauffer, mais toujours moins que A'B' quand le courant qui le traverse prend une intensité pro- (rrcssivement croissante.
m. -- L'ABC ÉLECTRiaUE.
Arc Toliaïqae. — Ayant dispose une pile de 2000 éléments qui avait une surface totale do 824000 cenlimètries carrés, Davy fit communiquer les deux pôles avec deux tiges horizontales de charbon de 3 centimètres de longueur et de 4 millimètres de diamètre, séparées par une distance de o"**", 5. Il vit alors une lumière éblouissante et continue jaillir sans bruit au point de séparation et se continuer indéfiniment [Jrg. 3i8]. Il écarta progressivement les charbons l'un de l'autre jusqu'à 10 à 1 1 centimètres, et la même lumière s'allongea dans l'intervalle en prenant la forme d'un axe convexe vers le haut, conservaut un éclat comparable à celui du soleil et développant une chaleur intense qui faisait rougir les charbons jusqu'au milieu de leur longueur.
L'arc voltaïque ne commence à se produire que si les charbons sont amenés presque au contact; mais une fois qu'il est allumé, on peut les écarter jusqu'à une dislance maximum après laquelle il s'éteint.
La chaleur de l'arc est une des plus intenses que l'on puisse produire : le platine y fond comme la cire dans une bougie. Despretz a montré que les corps les plus réfractaires peuvent s'y liquéfier et même s'y vola-
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tiliser; que les cdnes de charbon se ramolli ssenl, se courbent, sesoudenl et se réduisent en vapeur, et qu'après l'action ilrsont devenus mous tt traçants. D'après U. Jacquelain, le diamant se comporte comme tous la charbons, il perd »a transparence et sea propriétés précieuses pour passer à t'état de graphite.
Fig. 3i8.
Les deux pôles ne prenDoot pas la même teropératuro : le posiûT s'écbaufiè plus que le négatif. Il suffit pour le démontrer de placer, comme le fit H. Gassiol , deux rhéophores de cuivre en crois : le posiLil rougit et le négalil reste obscur; ou bien, comme H. Tyrlow, de b>rr arriver le courant sur un bain de mercure par une pointe métallique elle rougit, mais elle reste sombre, et c'est le mercure qui se Tobtili.te quand on change la direction du courant. Enfin si les deux rhéopborcs, »" lieu d'être identiques, sont Termes de deux substances inégalement cooduclrices, c'est celle qui l'est le pins qui s'échauffe en général te raoin^. d'après Hatteucci.
UU. Fizeau et Foucault ont comparé la puissance photographique dr l'arc et du soleil. lisent trouvé que, toutes choses égales d'ailleurs, l'écart pholochimique de l'arc est les } de celui du soleil, en' employant (rois séries réunies de 46 couples de Bunsen, fonctionnant depuis une beore.