CHAPITRE V. — LOIS D'AMPÈRE
{Jf§^. 3:2o) ils sonl constitués par un 61 de cuivre terminé aux poupées /i' et /-' et faisant plusieurs tours çur un rectangle 0MNX7/. Ce cadre est soutenu, à une hauteur qu'on fait varier à volonté, sur une colonne autour
Fig. 330..
de laquelle il peut tourner pour se placer dans tous les azimuts possibles. Ses côtés MN et MO peuvent être dirigée verticalement ou horizontale» ment par le jeu d'une articulation 0.
Nous allons maintenant constater Texistence des actions réciproques exercées par deux courants voisins, et déterminer leur sens.
I. Conrants parallèles. — L'expérience étant disposée commo dans la fig, 320, on trouve que les parties MN et mn se rapprochent ou s'éloignent si le courant les traverse dans la même direction ou dans deux directions contraires. Or ces parties, étant plus voisines que toutes les autres, doivent exercer une action prépondérante qui détermine le sens du mouvement. Par conséquent deux courants parallèles s'attirent ou se repoussent s'ilx v:mt dans le même sens ou dans des sens contraires.
II. Ck)iira]it8 angalaires. — On met en présence deux portions de courant horizontales MN etm/i (fig, 3a i], faisant un angle quelconque entre
Fig. 3a I.
elles. L'expérience prouve que MN et mn s'attirent si tous deux vont en jVloignant ou en se rapprochant du sommet de l'angle qu'ils forment, et se repoussent si l'un s'éloigne et que l'autre s'approche tle ce même sommet.
L'action ne changera pas de sens si Ton élève le courant MNP en le laissant parallèle à sa première position et de manière que D//iM soit h perpendiculaire commune à MN et à mn. On en conclut que deux courants quelconques agissent comme si leur perpendiculaire ^commune était le sommet de leur angle.
Il résulte de là que si un courant horizontal XY agit sur une portioa du courant vertical CO' (^g. 3'i!i), et que 00' soit la perpendiculaire commune, les deux éléments //?, m' situés à égale distance de 0 attireront et repousseront également CO', qui alors sera sollicité par une force NR parallèle à XY.
Fig. 333.
Fig. 3a 3.
Enfin, si le courant XY agissait sur un courant croisé CB (y^. 3a3), il y aurait attraction dans les angles COX et BOY, et répulsion dans les angles adjacents; CB tournerait autour du point 0 et viendrait se placer contre XY et dans le même sens.
CHAP. V. - ACTIONS RÉCIPROQUES DES COURANTS. 3(n 111. PoitionB d'un même courant recUligns. — Deux portions AB, A'B' d'un même courant {fg. 3a4) peuvent èlre considérées comme faisant un angle de 180 degrés dont le ^' sommet est en 0, l'une se rappro-
^IZ 9 chant, l'autre fi'éloignant de 0. Dès
lors elles doivent se repousser.* Pour le démontrer, Ampère prit une auge de bois [^fig. 3a5), remplie de mercure et divisée par une lame de verre eu deux compartiments qui communiquaient par les deux pdies d'une pitc par les poupées P et Q. Un petit Fie. 3q5.
conducteur de cuivre BEC, verni dans louio sa longueur, à l'exception de ses extrémités B et C, nage sur le mercure des deux compartiments, qu'il réunit par un arc E passant en Torme do pont par-dessus la cloison; le courant suit la roule ABECD. L'expérience démontre que les deux portions fixes AB et CD de ce courant repoussent et font reculer le conducteur mobile qui les prolonge.
IV. ConranU Binaenx. — Plaçons sur le supjiort des courants mobiles Ftg. 3ie. . {fg- 3i6| le conducleurCg-Zt/'D
qui offre une branche descendante reAîligne^/j et une partie remontante /(/ qui est sinueuse et dont la iigure est absolument quelconque, mais qui s'éloigne très-peu de gh. Si l'on oppose il ce système un courant iixe HN , il n'y a aucune acUon, ce qui prouve que le courant sinueux inverse hk détruit l'effet du courant reciiligne direct gh, et par conséquent que Von jioarra toujours remplarer un niurant reciiligne par un murant sinueux i/aelcanquc de même sens, jmurvii '/u il i'érartc Irèt-fieu ilu premier.
368 LIVRE IV — ÉLECTKO.DTHAMIQUE.
V. IMtl d'un changement de sent. — Toutes les expériences trent que si Ton cbange le sons de Vun des deux coarants, on ne fait neo que changer le signe de Faction qu'ils exercent entre eux.
La terre est enveloppée d'un courant qui va de Test à Touest et qui joue un rôle capital dans les phénomènes magnétiques. Pour en démontrer Veiktence, il faut commencer par étudier les propriétés d'un courant indéfini.
Propriétés d'nn conrant indéfini. — En partant des lois d'Ampère, nous allons chercher reffel qu'un courant indéfini horizontal exercerait sur divers systèmes de courants placés dans son voisinage.
1** Le courant indéfini XY imprimera un mouvement de rotation oontino
p. ^ à un courant horizontal et mobile au-
Lr
tour d'un axe vertical 0 (>%■. 327). En effet, ce courant est d'abord placé en OA et sollicité par la force normale p qui l'amène en OA'. Dans cette direction, il sera parallèle à XY et marchera en sen* contraire; il sera donc repoussé par k force p' en OA". Là, il éprouvera une action/?", et quand il sera en OA", il sera attiré par p". On voit donc que la force ^ M ' — ». Y agit toujours dans le sens nécessaire
pour continuer la rotation.
Le même effet serait produit si le courant XY prenait les positions X'Y',
X'Y', X'"Y'', ou bien s il était remplacé par le œrde M M' M' M*". C'est en effet avec un courant circulaire que Ton fait l'expérience (Jîg. 328).
Le support du courant roobile ne diffère de celui de la ^, 319 que par la cuvettf extérieure, qui est remplaoéf par une largo coupe de fer EF remplie de mercure. L'équipage mobile rsi
Fig. 3a8.