CHAPITRE V. — COURANT INDÉFINI
composé de deux fils horizontaux CA, CB, recourbés verticalement en AE et BF, et que le courant traverse en s'éloignant ou en se rapprochant de C. Enfin le conducteur fixe est un fil de cuivre faisant un nombre considérable de tours sur un cadre circulaire extérieur MN. Les actions exercées sur les branches verticales AE, BF seront négligeables si ces branches sont très-petiteSf tout se réduit à l'efiet du courant circulaire sur CA et CB, et Ton voit se produire le mouvement de rotation continue, dans le sens indiqué par la théorie.
a* Considérons en second lieu Faction de XY sur un courant rectangulaire abcd [fig. 329), mobile autour d'un axe vertical 00'; les par-
Fijy. .339.
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ties bc et da, étant par rapport à XY dans le cas de lay%'. 3a3, seront sollicitées chacune par un couple et tendront à se placer parallèlement à XY. Si XY est très-rapproché, l'action sur ad l'emportera ; si XY ' est à l'infini, les deux couples seront égaux et se détruiront.
cd et ab étant perpendiculaires au plan [- horizontal qui passe par XY ( comme O'C dans la Jig. 3a2) seront sollicitées par des forces horizontales opposées p^ p\ qui formeront un couple, lequel tendra à placer le rectangle parallèlement à XY; son moment sera proportionnel aux longueurs ab et cd^ et au bras de levier ad\ il pourra se représenter par la surface du rectangle. Celui-ci se placera parallèlement à XY,^et le sens du courant dans la branche horizontale la plus voisine du conducteur indéfini XY sera le môme que dans ce dernier.
Si l'on fait la môme expérience avec un courant fermé de forme quelconque {fig, 33o), on pourra le décomposer en tranches par des plans parallèles et remplacer ses éléments MN, M'N' par leurs projections horizontale et verticale. Ouand XY sera à l'infini, son effet sur les parties horizontales sera nul et se réduira sur les éléments verticaux à une infinité de couples proportionnels à la surface des quadrilatères tels que MN, M'N', ou à un couple unique proportionnel à la surface totale du courant mobile.
y* Il est facile d'imaginer des conducteurs sur lesquels XY n'exerce aucune action directrice : tels sont les suivants [fig, 33 1 et 332), qui se
composent de rectangles égaux traversés en sens inverse par le même eourant, et sur lesquels XY exerce des actions égales et contraires.
Fig. 33 1.
Fig. 33a.
Fig. 333.
Action de la terre sur les courants. — i** Recommençons l'expérienfe de la rotation d'un courant horizontal [fig. 3^8) , mais supprimons le conducteur circulaire MN de façon que Téquifap' mobile ne soit soumis à l'influence d'aucun courant voisin : nous le verrons néanmoin? tourner dans un sens qui est constant. Si le lieu d'observation C [fig. 333 ) est situé dan^ l'hémisphère boréal, la rotation se Cait dans le sens des flèches A et A" ; s'il est placé dan? l'hémisphère austral en C,, le mouvemenla lieu dans la direction des flèches A„ A';. Toat se passe comme s'il y avait vers TéqualeuroD courant indéfini allant de E en 0, de l'est i
l'ouest.
2** Reprenons de même le conducteur abcd [fig. 329), suspendons-le autour de son aie vertical, sans le soumettre à l'action d'un courant horizontal XY; nwt lo verrons néanmoins se placer dans la direction de l'est à l'ouest, comme si le courant XY exisUit'dans le voisinage.
3' Mais si l'on place un des deux courants rectangulaires [fig. 33i ou fig, 332) sur leur support, ils n'éprouvent aucun effet.
On se rend compte de ces actions en admettant que la terre est entourée dans le voisinage de l'équaleur d'un courant qui va de l'est à l'ouest savant un grand cercle. Ce cercle se nomme éqiiatcur magnétique. Quw» à la cause qui produit ce courant, on l'a cherchée dans le mouveroenl d»
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