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CHAPITRE 1. — AIMANTATION

dit alors que le barreau est sature ou ni mante à saturation. Il y a di%ers procédés d'aimantation :

Simple toache. — La simple influence, par le contact d'un aimant A sur un barreau bc (Jî^, 36a), développe un pôle de nom contraire b contre

le point A, puis un pôle de même nom en r. L'action s'accélère en frot- "^^ç tant le barreau. Quand il ^t trèslong, on voit quelquefois se former un second pôle de même nom en a ; c'est ce qu'on nomme un point conséquent. Souvent même on en voit un autre en b\ qui est alors de signe contraire à A. En continuant la friction, ces points conséquents s'éloignent de a vers c, et finissent par atteindre l'extrémité , où ils se réunissent en un pôle de même nom que A.

Pour augmenter les effets de cette influence, on promène l'aimant sur le barreau de M en N [fig. 363 ) ; puis on Tenlève, on le ramène en M et on recommence à le faire marcher de M en N. Voici comment on peut concevoir l'action. Quand il est en A , l'aimant développe un pôle contraire au-dessous de lui. A mesure qu'il dépasse une molécule, elle prend un pôle de même nom a vers M et un pôle opposé h vers A ; et quand l'aimant a atteint le point N, tout le barreau est aimanté dans le même sens. En recommençant, on augmente TefTet. C'est le procédé de la simple

louche,

Fîg. 363. Fie. 36.'|.

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a b a li a b ^ b \b a b n

Donble toache. — La double touche consiste à promener de M vers N, puis de N vers M [fig, 364) les pôles contraires A et B de deux aimants, séparés par une cale non magnétique.

.Epinus plaçait le barreau MN (fig, 365 ) sur les pôles opposés A et B

p. 3g^ de deux aimants qui déjà

tendaient à l'aimanter par influence, puis il promenait au-dessus deux autres aimants, opposés comme précédemment par leurs pôles contraires A' et B', séparés par une cale de bois, et inclinés de i5 à 20 dej:rés sur l'horizontale.

386 LIVRE V. — ÉLEGTRO-MAGNÉTISIIE.

Tonche séparée. — Au lieu de laisser en ex>ntact les deux barreaia aimantés A' et B', on peut les séparer à partir du milieu de MN, et les promener en sens inverse. C'est le procédé de la touche séparée.

Aimantation par la terre. ~ La terre, agissant comme un aimant, doit aimanter un barreau de fer doux; c'est ce qui a lieu en effet. Plaçons une barre de fer dans la direction de Taiguille d'inclinaison, sa partie inKrieure devra être un pôle austral , et sa partie supérieure un pôle boréal. Pour s*en assurer, il suffit de présenter une aiguille aimantée aux extrémités de la barre, et l'on voit le pôle boréal attiré par le bout inférieur et repoussé par le bout supérieur.

Si, pendant qu'une tige do fer est dans celte situation, on réussit à loi donner de la force coercitive, elle conserve le magnétisme que lui imprime la terre, et comme on sait que la torsion, Técrouissage, le choc produisent cet effet, on pourra disposer un paquet de fil de fer recuit, le diriger soivaut l'aiguille d'inclinaison et le tordre dans cette position : il recevra et conservera du magnétisme austral en bas et boréal en haut. D en est de même d'une barre de fer frappée avec un marteau pendant qu'elle est soumise à l'action de la terre.

FaiBceanz magnétiques. — Pour augmenter la force des barreaux, on les réunit en faisceaux par les pôles de même nom. llfais alors ils s'influencent réciproquement, et tendent à se détruire. Au bout de quelque temps , les barreaux du centre sont désaimantés , et la force totale est considérablement diminuée.

Armatures. — Pour obvier' à ces décompositions, on a imaginé les armatures {fg. 366). On engage chaque extrémité des lames aimantées

Fig. 366.

dans une masse de fer doux qui devient un véritable aimant et qui maintient par réaction le magnétisme des lames. Pour qu*elles s'inQuenoent moins, Coulomb les échelonne de façon que celles du centre soient plus uvancée«5 que celles de l'extérieur.

Souvent on juge de la force des aimants par les poids qu'ils peuvent soulever : c'est ce qu'on nomme leur force portative. On Taugmenle en recourbant les aimants en forme de* fer à cheval {Jig, 367 et 368), poi? en adaptant contre les pôles une lame de fer doux qui se nomme le

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