‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 216 sur 377 · CHAPITRE I. — INFLUENCE PAR UN AIMANT · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — INFLUENCE PAR UN AIMANT

et un pôle austral en A'. B sera attiré par A. A' sera repoussé; mais cette deuxième force étant moindre que la première, le fer sera définitivement attiré et adhérera au barreau. Dans cette position, BA' sera un véritable aimant qui continuera le premier : A' attirera de la limaille de fer {fig. 356) ; il attirera le pôle boréal b d'une aiguille aimantée [fig, 358); il aimantera et attirera un deuxième fer doux mn [fig, 357) ; celui-ci un

Fig. 356.

Fig. 357.

troisième ///?, et ainsi de suite ; mais la force de ces aimants, diminuant avec leur nombre, finira par être insensible.

Fig. 358.

Fig. 359.

La propriété fondamentale que possède Taimant d'attirer le fer se con-

384 LIVRE V. >- ÉLECTRO-MAtiNÉTISNE.

gtaCe de beaucoup de manières : en approchant le p4le d'un aimant d'un;'

bailo de fer [fig. 359 ) ; en roulant un barreau dans de la limaille de Ter i]ui s'allacbe aux eitrémités et se dispos comme une dievdure composée de grains quiadhërenllesunsauxaulresl^^. 36o .

Ces effets se traoEiDellent à travers le> corpB qui ne sont poiol magnétiques : on

le prouve en plaçant uu carton sur un aimant et en y semant de la limailk

qui se distribue en longues courbes (^g. 3&i ].

Fis. 36i.

Inlnoioa par les conrants. — On a vu qu'un solénoïde se met m croix avec un courant, et que aon pAle austral se place à la gaucbe de m courant. Par suila un Ter doux s'aimantera et se placera de la même numère. Par suite aussi la limaille de fer s'attachera à un fil de cuivre tnversé par un courant; chaque parcelle sera aimanta et en attireri d'autres qui toutes adhéreront entre elles et au fil. Elles se détacheroDl aussitôt que lé courant sera rompu. Cette expérience est due à Arago.

n. raocÉDÉs S'iOUiiTATioir.

AouiuTu» PU u rmt

En général, on aimante les barreaux d'acier par influence, en les rrtitant sur un aimant. Le magnétisme obtenu est d'autant plus éoergiqw que cet aimant est plus fort; mais il diminue peu i peu avec le tesq» jusqu'à une limite fixe, à laquelle il se maintient ensuite indéfiniment. Oi

YÏQ, 362.

Page 1