CHAPITRE IV. - INDUCTION PAR LA TERRE
dans A. De même, lorsqu'on interrompt le courant de B, il se fait dans A un courant direct; d'autre part, le noyau C perd son magnétisme, et un nouveau courant direct s'ajoute au premier.
En résumé, il y a un courant invene dans le circuit induit quand le courant ou l'aimant inducteur s'approche, augmente en intensité ou se Torme. Il y a induction i/irecic quand le courant ou l'ainiant inducteur s'éloigne, diminue ou cesse.
IndncUon par la terre. — IMN (/g. igo et 39O f»t >'" annrau creuië d'une [■orge dans laquelle s'enroule une spirale de Rla de ruivre, et qu'une niani-
■III l'incliner par le mayen d'uiiu charnière fixée h la bute de l'appareil. Let deux eitrémiléa p et j du fil abouliatent ii un commuta leur 0 (Jig- 3(|o) et deu< lansuetlM Bd, Ce preuent sur le contour de O. Si un courant de direction cunalante arrivai! par QDi^ cl sorlait par cCH, il Iraferaerail la spirale MN et chan^rail de sens à chaque demi-réTOlution ; inverscmenl, si un courant Iraicrsant' MN change de sens a chaque demi-tour que Tail l'ue, il piendra une direction constante dans le fil qui réunit les lannuellcs, pourvu que eellea-ci franchisienl In ligne d'interruption du commutateur au moment précis où le sens du courant change dans MU.
Cela posé, plains l'aie OO' horiionlalcment de I'fsI ii l'oueM {/g. 39a), et mettans IHN perpendiculairement a lu direction AB de l'aiguille aimantée. Quand un eomuiencera i Taire loumer MU, on verra N s'éloigner et M h rapprocher du courant terrestre; il se produira des courants de l'ouest il l'est dans N, de l'cel a l'aueal dans M. Tous deux s'ajouteront dans la ttobine et dureront pendant une demi - rérolulion. Quaod M aura pris la place de N et inverse-
ment,' et que le mouvement continuera, le sens des courants changera dan» l'anneau, mais restera constant dans le circuit extérieur, et un galTanomètre placé dans ce circuit éprouvera une déviation permanente. C'est ce que Texpérience montre. Mais si l'on incline l'axe 00' et qu'on le mette parallèlemeat à l'aiguille d'inclinaison (^Jtg. 30 1), MN sera un circuit astatique par rapport i la terre ; quand on le fera tourner, on ne chan(j;era pas sa position par rapport à l'aimant terrestre et on ne développera aucun courant induit.
Loi de Lenz. — Au moment où nous avons rapproché les deux bobines ÀetB [fig, 389), les deux courants inducteur et induit étaient contraires; donc, ils se repoussaient et tendaient à s'éloigner. De même, en éloignant les deux circuits, les deux courants étaient parallèles, s'attiraient et tendaient à se rapprocher. M. Lenz a généralisé cette remarque et énoncé la loi suivante qui porte son nom :
d Toutes les fois qu'on change la situation respective d'un courant et d'un circuit fermé, à l'état naturel, on développe dans celui-ci un courant d'induction qui réagit sur le courant inducteur pour produire un mouvement contraire, ou qui est inverse du courant qui produirait le même mouvement. »
n. — iimucnoH sus les kasses GoraucTBicss.
La loi de Lenz explique de nombreux phénomènes que nous allons dëcrirr.
\^ Gambey découvrit, en 1824» qu'une aiguille aimantée qui oscille sons l'influence terrestre revient au repos beaucoup plus rapidement quand elle est saspendue au-dessus d'une masse considérable de cuivre que si elle en est éloignée.
3<> Quelque temps après, Arago montra qu'en faisant tourner dans une bofir fermée, au moyen d'une manivelle, un disque métallique EF {^/ig- 392), on com-
Fig. 393.
munique un mouvement de même sens à une aiguille AB suspendue au-dessv»* 30 MM. Babbage et Herschel, au lieu de suspendre une aiguille au-dessus d'ue