CHAPITRE VI. — LIGNES. Ub
(lao^ un réservoir de capacité infinie. L'électricité positive au contraire est dirigée dans la ligne qu'elle parcourt jusqu'à la station d'arrivée, oit
dte est de même dirigée daos le sol. De cette façon, un seul Til est nécessaire, et sa résistance est la moitié do colle que te courant aurait à vaincre, s'il existait une ligne de retour. Cette Fig. 4^1. Kg. 43a. simpliBcation des lignes a été indi-
quée par M, Steinheil en 1837.
Les appareils qui servent à la transmission des dépêches (manipulateurs et récepteurs), sont trèsvariés. Nous nous contenterons de décrire les plus employés.
Télégraphe à cadran de Bréguet. — Le manipulateur {^g. 433] se compose d'une planche de bois sur laquelle est un cadran fixe qui porte deux circonférences concentriques, l'une intérieure, sur laquelle on voit d'abord une croix •+■ et ensuite les vingt-cinq lettres do l'alphabet, l'autre pïtérieurc, où sont écrits o, 1, a,. .., aS; toutes deux sont divisées en vingt-six parties, auxquelles correspondent 36 encoches extérieures que l'on voit sur le bord du cadran. Une manivelle, mobile autour du centre et percée d'une fenêtre à travers laquelle on voit les lettres et les chifTres, peut être déplacée a la main; elle porte une goupille, fixité àsa face inférieure, qui s'applique et s'arrête dans les encoches suivant qu'on veut désigner les lettres A, B, C,..., ou les chi (Très o, i,a, 3, Cette manivelle est solidaire avec une plaque circulaire de euivro qui tourne avec elle el dont on voit une partie au-dessous du cadran; elle est sillonnée (l'une rainure sinueuse qui offre treize dépressions et treize dents obtuses, rt qui eel figurée par une ligne ponctuée. On voit enfin une tige lOl',
terminée eo /' par un ressort (lexible, mobile autour de 0 et porlaot n I uae pointe engagée dans la rainure, dont elle est assujettie a suivre b sinuosités. De là il résulle qu'en Taisant faire à la manivelle F un tour complet, on volt la pointe / s'éloigner treize Tois du centre, s'en rapprocher treize fois et déterminer des oscillations pendant lesquelles le nv sorl /' s'appuie treize (bis sur un butoir /> et treize fois sur un autre />.
Fig. 43Î.
p est reli6 avec le récepteur B de la station, mais B est en commuointK'^ avec C et le pôle positif de la pile.
Lorsque la manivelle est placée sur le signe -t-, il va une interrupii'^'. entre //' et /', et le circuit est ouvert ; mais quand on transporte cellf im- ' nivelle vis-à-vis de la lettre A, le point l' bute sur p' et le courant [bw de f on E ou F, el de lu dans la ligne L ou L'. Si l'on continue de hiT< mouvoir la manivelle, le courant passe quand elle est en regard des chiSrr? ou des lettres impairs ; il est interrompu quand elle s'arrête vis-à-vis àichilfres ou des lettres pairs, el le nombre total des communicalioDS "^ des interruptions est égal au rang de la lettre. Quand on \eul àhipt'