‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 264 sur 377 · CHAPITRE II. — PROPAGATION DU SON · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — PROPAGATION DU SON

(lensées et dilatées, séparées par des sphères en repos BB', CC, DD',...» 1 intervalle des sphères BB', DD' est égal à X.

Intensité. — La seule différence est que le son émis par A vient successivement se répartir sur les sphères concentriques de rayons r, /•', r",..., c'est-à-dire sur les surfaces 4^'•^ 4^'"'', 47r/•''^...; et, en désignant pari, /', /*,..., les quantités de son reçues sur l'unité de surface ou les intensités du son, il faudra que Ton ait

47rr»i= 4:rr"i'=47rr"^r,...,

ce qui montre que les intensités sont en raison inverso du carré des distances.

Mécanisme de la propagation. — Pour expliquer la propagation de

Fig. 457.

ces mouvements par ondes sphériques, on suppose que tous les points d'une sphère ÀBC primitivement ébranlée [Jîg. 4^7) deviennent des centres sonores ; qu'ils émettent des ondes particulières égales, dont Tenveloppe est la sphère résultante A'B'C, sur laquelle le son arrive après un temps donné. On remarquera que le mouvement qui atteint le point B' vient de B, ce qui montre que le son arrive en ligne directe de M en B' en passant par B.

''^ Ces raisonnements s'appliquent indifféremment

aux vibrations longitudinales et transversales. On peut avoir une représentation exacte de celles-ci sur la surface d'un lac dont on agite un point. On voit alors naître des cercles concentriques, les uns surélevés, les autres affaissés, qui se poursuivent, et qui, atteignant successivement un point tel que A, lui impriment des oscillations sensiblement verticales pendant que la propagation du mouvement se fait suivant le rayon MA [Jîg. 457).

. ,.o Supposons qu'on ébranle

a la fois une série de points A, B, C, D, E [fig, 458) situés en ligne droite. Chacun est un centre d'ébranlement qui émet des ondes circulaires, lesquelles ont une enveloppe A'E' parallèle à AE. On ne voit, en réalité, que cette enveloppe qui se propage.

Quand la proue d'un navire s'avance sur l'eau de A en B [fig. 459), elle

no LIVRE VI. — DE L'ACOUSTIQUE.

ébranle successivemenl U)us Ice points de AB, qui émelUnt alors des

•odes qui se propagenl. A un moment donné, les rayons de ces ondes soni proportionnels au temps depui:

''■ ^' lequel elles ont été produites,

c'est-à-dire à la dislance de leur centre au point B; elles mi arrivées sur deux lignée drwlfj BA', BA' : c'est le sillage du navire. Si la vitesse de ce naiirf était égale à celle de 1a propiption des ondes, elles passeniem toutes à la fois en B, c'esl-Wirt

que les deux lignes A'B et A'B Tonneraient une seule droite normale iAB. Ces exemples montrent comment l'onde déiinitive n'est que l'envdopfe

d'une série d'ondes partielles émises par chaque point. On reviendra sur ce sujet dans l'optique.

- VtFLEDm DES OIBES SOBOBES.

Soit A [/rg. 460) l'origine d'un son. Au bout d'un lemps t il sera vmr t'jr une sphère EE,. Mais supposons qu'il sil rencontré une surto ^'

tique BD. Il en ébranlera les différents points, qui deviendront des cnlr'"

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