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CHAPITRE II. — RÉFLEXION DU SON

sonores. Au bout du temps /, le point B aura envoyé le mouvement jusqu'à une distance égale à BE,, c'est-à-dire sur une sphère de rayon égal à BE',; le point D sur une sphère de rayon DE, et ainsi de suite; toutes seront tangentes à EE, ; elles le seront aussi à une autre sphère E'E', symétrique, et qui pourra être considérée comme décrite d'un point A' symétrique de A. Celte onde E'E', est le mouvement réfléchi ; et si l'on considère un faisceau très-petit Al, on voit qu'il se réfléchit suivant IC, et que V angle ri* incidence esi égal à l'angle (le réflexion. Tout se passe comme si le son réfléchi venait d'un point A' situé derrière l'obstacle BD et symétrique de A : A' est l'image sonore du point A.

Lorsque le son se réfléchit sur une surface quelconque, la loi que nous venons de trouver subsiste toujours : le rayon incident et le rayon réfléchi font des angles égaux avec la normale à la surface réfléchissante. On s'explique ainsi les effets sonores de certaines voûtes. Le moindre bruit que l'on produit à l'un des foyers d'une voûte ellipsoïdale s'entend distinctement à l'autre foyer^ parce que leâ rayons que l'on peut mener d'un point quelconque d'une ellipse à ses deux foyers font des angles égaux avec la normale érigée au même point. C'est sur des phénomènes de ce genre que reposent les effets des cabinets parlants, etc.

£ch08. — La route que parcourt le son qui a été réfléchi et qui arrive ensuite à un point quelconque est toujours plus longue que la ligne droite suivie p^r le son direct ; il s'ensuit que le premier est toujours en retard sur le second.

Quand l'obstacle qui réfléchit le mouvement est peu éloigné, le retard est à peine sensible, et les sons réfléchi et direct se confondent; mais si la dislance est assez grande, ils se séparent, il y a répétition; c'est le phénomène des échos. Plusieurs parois réfléchissantes déterminent plusieurs répétitions successives ; l'écho est multiple.

Supposons que les obstacles soient disposés de telle sorte que les sons réfléchis reviennent au point de départ. Dans ce cas, l'écho sera distinct si le son met, pour aller et revenir, un temps au moins égal à sa durée propre. Pour prononcer une syllabe, il faut environ | de seconde ; pendant ce temps, le son parcourt ^ ou 68 mètres; il peut revenir d'un obstacle éloigné de 34 mètres; c'est la distance nécessaire pour obtenir un écho monosyllabique. Une distance double donne un écho de deux syllabes, et ainsi de suite. Un écho double nécessite un second obstacle deux fois plus éloigné, un écho triple un troisième obstacle placé à une distance triple , etc. D est d'ailleurs évident qu'on peut ainsi obtenir des échos multiples par des réflexions successives entre deux surfaces seulement.

Porte-Toix. — Cornet aconstiqae. — Le porte-voix a pour but àe remédier à rafTaiblissement que le son éprouve en se propageant dans un milieu indéfini. C'est d'ordinaire un tube conique de carton ou de métal. On applique les lèvres dans Tembouchure, et Ton parle dans le tube en le dirigeant vers le point où Ton veut se faire entendre. Le pavillon est éva>*' et contribue beaucoup à augmenter Tintensité du son ou la portée <k l'instrument. L'effet des porte-voix ne s'explique que très-imparfaitemeot par la réflexion des ondes sonores à l'intéiieur des parois du tube.

Le cornet acoustique a pour objet de concentrer dans l'oreille le mouvement sonore éparpillé sur une grande surface. On lui donne des fonni^ très-diverses, qui ne sont justifiées par aucune théorie. La plus simple es; celle du porte- voix renversé ; l'extrémité étroite du tube conique est appliquée dans l'oreille et le pavillon dirigé vers le point d'où vient le ses. Le mouvement vibratoire de la masse d'air contenue dans le pavillon se trouve ainsi concentré dans des sections de plus en plus petites el, par suite, gagne en énergie ce qu'il perd en étendue.

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