CHAPITRE III. — NOEUDS ET VENTRES
Si le temps croît, la courbe des mouvements incidents s'avance d'une certaine quantité (/5g'. 463); celle des mouvements réfléchis marche aussi
Fig. 463.
d'une même quantité en sens contraire. Alors la figure montre que les mêmes points M, D, C, B, A possèdent des vitesses égales et contraires qui se détruisent, mais qui déterminent une compression en A, une dilatation en B, etc.
Les tranches M, D, C, B, A sont donc toujours au repos, mais elles éprouvent des condensations et des dilatations alternatives. Ce sont des nœuds. Au contraire, les milieux de leurs intervalles (les internœuds) sont en mouvement tantôt dans un sens, tantôt dans un autre; ce sont des ventres. Là, il n'y a ni compression ni dilatation. Les nœuds sont à
des distances de l'extrémité M égales à —, ^, -7-1 c'est-à-dire à des dis-
tances paires de 7) les ventres à des distances impaires.
Expériences de N. Savait. — Ces conséquences théoriques ont été vériGées par N. Savart. Il avait placé devant une muraille un timbre qu'on faisait vibrer. Les rayons tombant normalement se réfléchissaient vers le timbre, et la superposition des mouvements directs et réfléchis produisait des nœuds et des ventres. En mettant l'oreille à ceux-ci, on entendait le son ; en la transportant aux nœuds, on remarquait un grand affaiblissement.
Réflexion sans changement de signe. — Si le cylindre considéré est terminé en M par une extrémité libre , l'onde réfléchie sera symétrique de la courbe prolongée EF [J!g. 4^4); mais les vitesses n'auront point
Fig 464-
rhangé de signe, et la Ggure montre qu'elles s'ajoutent aux vitesses directes en M et dans les espaces DC, CB, BA, que le mouvement est nul
en D à 7 de l'extrémité M où se trouve un premier nœud, et qu'il en est