CD B
Fij. 'il.
Ce piston pourrait avoir une dimension quelconque sans que Teffet fût changé, car si sa surface était i, lo, loo,..., son poids serait P, loP, looP, . . . , et exercerait une pression constante P sur chaque unité de surface intérieure.
Ainsi la pression exercée par un pareil piston serait : i" constante dans tout le liquide; a° indépendante de la direction des surfaces pressées ; 3" égale et opposée sur les deux faces de chaque élément; 4° elle agirait sur chaque surface comme si celle-ci était soumise au poids d'une étendue do piston égale à la sienne ; 5° elle ne varierait pas si la grandeur du piston, c est-à-dire si la forme du vase changeait.
Considérons maintenant les liquides tels qu'ils se présentent à nous, c'est-à-dire pesants. Dans les cas d'éfjuilibrc, leur surface suj)érieure devra être horizontale ; car si elle était inclinée [fig. 4^), une molécule M pourrait être considérée comme soumise à deux composantes de son poids, l'une normale, l'autre parallèle à la surface : la première de ces forces ne produirait aucun mouvement; la deuxième, au contraire, ferait glisser la molécule. L'équilibre ne sera atteint que si cette composante devient nulle, c'est-à-dire si la surface du liquide est normale à la pesanteur, ainsi que le montre l'expérience.
Décomposons la masse liquide en tranches horizontales infiniment minces [/ig. 43), elles comprimeront celles qui sont au-dessous d'elles, et seront pressées par celles qui sont au-dessus, comme si elles étaient autant
de pistons superposés. Mais chaque tranche ayant une épaisseur élémentaire, on peut admettre que la pression y sera constante, ce qui revient à dire que le liquide qu'elle contient peut être considéré comme étant sans poids. Nous voici conséquemment conduits à assimiler chaque tranche élémentaire MN à un liquide non pesant, soumis au ix)ids d'une couche liquide superposée dont V épaisseur est constante et (jui réalise précisément le piston hypothétique que nous avons précédemment imaginé. Réi)étons en les développant, les conséquences que nous avons exprimées précédemment :
i" La pression sera la môme dans toute l'étendue de la couche horizontale MN.
a° Si l'on considère dans cette tranche un élément superficiel quelconque, horizontal, vertical ou incliné, placé dans le liquide ou sur la paroi, il subira, toujours la même pression.
Fig. /|3.