‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 292 sur 377 · CHAPITRE I.— VITESSE DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE I.— VITESSE DE LA LUMIÈRE

un fil vertical pour préciser la visée. La lumière traversait une glace sans tain MM', un objectif BC, et arrivait sur le miroir 0, qui la renvoyait à un miroir concave D, lequel était exactement au foyer du point Â; là, elle

Fig. Sag.

se réfléchissait vers 0. Quand le miroir 0 restait immobile, les rayons revenaient alors sur leurs pas jusqu'au point A ; une partie se réfléchissait sur la glace MM\ formait une image a qu'on observait avec une loupe et que l'on faisait coïncider avec un repère fixe R. Mais lorsqu'on mettait la turbine en mouvement, les rayons qui revenaient de D en 0 ne trouvaient plus le miroir dans la même position, et se réfléchissaient dans une direction différente; Timagfr formée était en a' et ne coïncidait plus avec le repère R. En mesurant la déviation de cette image et la vitesse de rotation de la turbine, on a le moven de déterminer la vitesse de la lumière.

Cette détermination a été faite par Foucault en i865; il a trouvé 2198000 kilomètres au lieu de 3o8ooo. Pour comparer la vitesse de la lumière dans l'air et dans Teau, Foucault avait disposé un second miroir E et un tube plein d'eau FF'; les rayons renvoyés par les miroirs D et E éprouvaient des retards différents, parce que les derniers traversaient deux fois la colonne d'eau FF'; ils ne rencontraient donc pas le miroir tournant dans des conditions identiques, et les images visées par la loupe en K ne coïncidaient pas. L'image aérienne était toujours moins déviée que celle qui se formait à travers l'eau. Ainsi la lumière va pltts vite flans l'air que flans l'eau. Ce résultat fut confirmé par MM. Fizeau et Breguet au moyen de l'appareil d'Arago , quelques semaines après M. Foucault.

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