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CHAPITRE I.— VITESSE DE LA LUMIÈRE

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image A' en un foyer réel /7, d*où la lumière partait pour traverser Tobjectif 0 et, devenue parallèle, .

continuer sa route jus- Fig. 527. r||

qu'à Montmartre. Lamelle traversait un deuxième objectif 0', se concentrait en H', et y rencontrait un miroir vertical qui la renvoyait en 0', puis en 0, puis en ^, et enGn dans l'œil , à travers l'oculaire P, après avoir ainsi parcouru deux fois la distance de Suresncs

à Montmartre, c'est-à-dire en tout 17266 mètres. Au point /7, M. Fizeau avait installé le contour d'une roue dentée verticale aa\ portée par un axe RR', qu'un mouvement d'horlogerie faisait tourner avec une vitesse facile à régler. Les dents de cette roue interceptaient périodiquement la lumière au point a. Elle avait 720 dents ; lorsqu'elle faisait i'i| tours par seconde, il passait 9 000 dents et un nombre égal de vides au point a dans l'espace d'une seconde; la lumière était alors interceptée

pendant

de seconde , puis elle passait librement

pendant un temps égal. Or, pendant ce temps, elle fran-

cliissait —s = 17 kilomètres, c'est-à-dire qu'elle

avait le temps d'aller de Suresnes à Montmartre et de

revenir ; mais au retour, elle trouvait le passage a fermé,

puisque ce passage ne restait ouvert que pendant

de seconde, et le point lumineux devenait invisible. En déterminant d'une manière précise la vitesse de la roue dentée qui correspondait à une éclipse complète, M. Fizeau trouva pour la vitesse de la lumière 3i5364 kilomètres. ^

Arago, 1838. — Avant que M. Fizeau exécutât ce travail, M. Wheatstone avait mesuré la vitesse de l'électricité à Taide du miroir tournant.

Il regardait, dans ud miroir tournant autour d'un axe horizontal, trois étincelles qu'une décharge électrique produisait dans un fil interrompu en trois points horizontaux A, B, C. Les deux étincelles Â, C édalaieol simultanément et paraissaient sur une même ligne horizontale; mais en B, le courant n'arrivait qu'après avoir traversé un long circuit : aussi l'étincelle B paraissaitr^lle déviée, le miroir ayant un peu tourné dans Tintervalle. Dès i838, Arago eut l'idée d'appliquer cette méthode à la mesure de la vitesse de la lumière; il publia un projet d'expériences très^irconstancié, et fit construire par M. Breguet un appareil destiné à les réaliser: mais avant qu'il eût pu s'en servir, Foucault exécuta l'expérience d' Arago avec un instrument simplifié.

Foucault, 1850. — Le miroir tournant de Foucault était porté par une petite turbine, mise en mouvement par une soufflerie, à peu près comme la sirène de Cagniard-Latour [fig, 528); le miroir M fixé sur l'axe DD'

Fig. 538.

pouvait faire jusqu'à 8oo tours par seconde. Ce miroir, représenté en 0 (fig- 519) , se trouvait dans une chambre obscure, en face d'une ouverture A, qui envoyait un faisceau de himière et qui portait à son milieu

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