CHAPITRE II. — PRESSIONS HYDROSTATIQUES
do ce liquide qui forme en C le fond du vase : c'est sur elle que la pression s*exercc. En versant de l'eau jus(|u*à la pointe A, on voit monter le niveau en D, à une hauteur qui est indépendante de la forme des vases M, M', W*.
Pressions de bas en haut. — Pour prouver que les pressions sont Fig, 47. égales sur les deux faces d'une lame plongée,
on applique contre les bords rodés d'un tube large ED (^^. 4?) une carte mince A dont le poids peut être négligé, on plonge l'appareil dans l'eau, et Ton constate que l'obturateur ne tombe pas lorsqu'on lâche le fil DE ; il est donc maintenu par une pression de bas en haut. Pour la mesurer, on verse de l'eau dans le tube ; le disque A commence à s'affaisser quand le niveau intérieur dépasse celui du vase; la pression inférieure est donc égale au poids du cylindre liquide qui a le disque pour base et sa distance au niveau pour hauteur.
Pressions latérales. — Pour prouver qu'il y a des pressions latérales, on place sur un flotteur de liégc (Ji^, 4B] un vase plein d'eau et muni d'un conduit latéral A. Quand ce conduit est bouché, le liquide qu'il contient éprouve une pression de A' vers A, et la paroi opposée A' en éprouve une au Ire égale et contraire; toutes deux s'équilibrent. Quand on ouvre le conduit, ces deux forces d'action et de réaction exercont leur ctTet, l'une fait marcher l'eau, l'autre fait reculer le vase.
Fig. V)
Le tourniquet hydraulique {/tg. 4o) est fondé sur le môme principe.
'■>'J tlVHE I. - PESANTEIB, ÉLASTICITÉ.
C'est un vase plein d'eau qui esl mobile aulour d'un axe vertical, et l>orlc à sa base deux tubes horizonkiux recourbi^; quand on ouvre I ■ binel, les tubes laissent ccouler l'eau, reculent par la réaeljon, et l'ai |tourne aulour de son axe.
CompOlitiOn des preuioni. - tJUC Burlucc horiioiiuilc dant un l::'
rproïKC sur loin H< c1ém(!nU d™ presaioti« i^alcB et paralk-li^ ; leur ^-
lantc, rijiilo au poidi du liquide siipcrposp, patw par \v centre dr i^iil.- 1- .
j-j ju «urfaec. Sur uue surface quelnt.
ABCD verticale ou iDclinée, la pnv.
yT — ' xlî supports par cliaqup élémeiit ;
^ i " r^ I 'i. v iiVst doue pat appliquée au renir
H\^ 'graiité, mail en uii |>uinl pla«
que l'on nomme centre de prrs'if ; "|■.^J) ^v calcul montre qu'il varie pont
i I ! iV-, '', \^ m*mo surfoce avec la direclioti df
,-' f:'i' rNi'^^.;"/"' surface, «a profondeur d'immers.-
.- , i--"f — N;- >B s«ii iiiclinaiion.
g -^ Soit un reclanclc vertical Al-
(f'i;. 5o) dont le bord AB arOeun aurfare du liquide. On peut le mtialtro horizontalement en A'R'CD et pi verticalement sur tous ae* élémenls le filel liquide dont le poids exprime la [ MOU qu'i 11 supportent. Ces lllels réunis formeront un prisme AHC D A'B. . le poids applique k son centre de gmvilv G représente la pression i' éprouvée par te reclau);lc. Le point G se trouve aux deux tiers île la lisiK joint le milieu E de A'K' au milieu de AHCD, et le point P, où la verlint reiirontro le plan A'H'CD, correspond aui dent tiers do EF: c'est le n>ut;
Si la siirrucc preswv s'eiifonçai m^me, le centre de pression se rt coinciilcruit presque avec le milieu de EP.
Paradoxe hydrostatique. ~ Versons i kilogramme d'eau dans un :<
fjg. 5i. cylindrique [Jîii. 5i) dont la base AB esl i'.
à I décimèlre carré; le niveau s'élèvera i >
liauteur égale fi t décimètre, et la p[i«t.
supportée par la base sera égale au poiiL-
liquide , c'est-à-dire fi i kilogramme. >^
vase s'élargi.-^sait assez pour que la liauir--
du liquide se réduisit à i centimètre, la pr^
sion sur le fond se réduirait à loo gramm^
si le vase se rétrécissait de manière que Iru
montât à I mètre, ta pression serait de lo Ln-
• i;rammes. Cependant, dans tous ces ca.'. "'
peut placer le vase sur le plateau dune balance, et le poids total de i «