‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 302 sur 377 · CHAPITRE 111. - MIROIRS CONCAVES. S4i · texte numérisé non relu

CHAPITRE 111. - MIROIRS CONCAVES. S4i

OÙ il puisse recevoir h la fois des rayons venus de A' et des rayons venus do B', comme le montre la^. 5âS.

Hiroin coDJngnM. — On place vis-à-vis l'un de l'autre, à 5o ou 80 mètres de distance, deux miroirs dont les axes OC, O'C sont confondu-" i^g- ^56). Il est clair qu'un foyer allumé en F, enverra sur le pre-

mier miroir un cône de rayons AFfi qui se rédéchironl , et seront renvoyés parallèlement à l'ane en un faisceau cylindrique AA', BB'. Ce faisceau se transmettra dans l'espace sans s'affaiblir, puisque son étendue ne varie pas. Il se réfléchira sur le second miroir et se concentrera en F', où il formera «ine petite image très-limitée et très- brillante. En même temps que la lumière, la chaleur se concentre en ce point, et si on place en F' une fusée, elle s'allume. Au lieu d'un foyer, il vaut mieux placer en F une lampe électrique qui est plus limitée et forme un foyer très-petit, mais très-chaud, comme le montre la^g-, 557.

C'est sur ces propriétés que repose l'emploi des mimirs anlenu, qui concentrent les rayons solaires à leur foyer et peuvent servir i enflammer des matières combustibles. Ces miroirs étaient connus des anciens; la tradition veut qu'Archimède s'en soit servi pour embraser la flotte romaine pendant le siège de Syracuse. Buffon obtint des effets très-puis-

Page 1