CHAPITRE V. — INDICES DE RÉFRACTION
dice n pour le passage du vide dans l'air à la pression de 760 millimètres ou Vimiice de réfraction absolu de l'air. Le prisme ayant été ensuite rem-
pli avec un gaz quelconque, on observait l'indice relatif — pour le passage
de l'air dans ce gaz, et l'on en déduisait n',
La dispersion des gaz est si faible que les couleurs du spectre se séparent à peine par la réfraction; on peut donc« en général, se contenter de connaître l'indice movenv
Voici d'abord un tableau des imlices moyens de quelques, corjis; ils correspondent à la lumière jaune.
Indices de réfraction.
Chromate de plomb.. 3,5o à 3,97
Diamant 'J^Al ^ ^*1^
Phosphore. 3,3a4
Soufre natif. 3 , 1 1 5
Zircon 1 ,95
Borate de plomb i ,86
Rubis 1 , 78
Sulfure de carbone i ,67
Huile de cassia i ,63
Topaze 1,61
Béryl 1,60
Huile d'amandes amères 1,60
Émeraude i,58
Quartz 1 , 54
Sel gemme 1 ,54
Colophane i ,54
Baume du Canada i
Huile de noix 1
Huite d'olive i
Spath fluor i
Acide sulfurique i
Alcool rectifié j
Éthor sulfurique 1
Albumine * . . . . 1
Eau I
Air I
Oxygène i
Hydrogène 1
Azote I
Chlore 1
Sulfure de carbone i
Vapeur de mercure i
,oooi3S
,ooo3oo
,oooi5o
, ooo556
Voici enfin les indices de réfraction des principales raies de Frauenhofer, pour l'eau et pour deux espèces de verre. Leurs différences mesurent la dispersion OU le pouvoir dispersif de ces corps.
Eau i,33o9 i,33i7 i,3336 i,3358 1,3378 i,34i3 i,344^
Flint ii^gig 1,6935 1,6980 i,7o35 1,7089 1,7187 1,7275
Crown.... 1,5258 i,5268 1,5296 i,533o i,536o 1,5417 i,5}66
Y. — SPECTRE GAIiOBinaUE.
Le spectre lumineux n'a pas le même éclat en ses diverses parties ; à [>eine visible vers la raie Â, il est de plus en plus éclairant jusqu'au
ST8 LIVRE Vil. — DE L'OPTIQUE.
jaune, puis il s'a^blit jusqu'au violet nitrëme. Frauenbofer a figuré ce> intensités par une courbe XdeH {Jîg. 6o3]; nous avons représenté pir des traits inclinés à 45 degrés la surface limitée par cette courbe.
Pig. <>o3.
Mais le soleil n'émet pas seulement de la lumière, il rayonne ausa i' la chaleur; il faut savoir si celle-ci est aussi décomposable en n\» simples, si elle diffère ou non de la lumière : pour cela il faut ^udiet ^■' propriété calortSques du spectre, ce que fit W. Herschel.
En promenant un thermomètre dans le spectre, il trouva partoui a» augmentation de température ; elle croissait du violet au rouge : il ixo de cette expérience : i" que la chaleur s'étale en un spectre; a* qu'eU' sépare en rayons gimt>les, dont !a réfranglbilité croît du rouge au M>r- 3* que ces rayons diffèrent entre eu\ par !a même différence physiqw -. les diverses couleurs, et qu'on peut les nommer chaleurs hieut, jam» ■ ronge, etc., pour exprimer qu'elles ont les réfrangibilités de ces coat'-^'-
II fit une découverte plus importante, c'est que l'effet caloriliqur is'arrête pas à la limite du rouge ; elle se continue dans la partie otiMt::^ de sorte qu'il existe des chaleurs moins réfrangibles que le rouge, qu: : sont points sensibles à l'œil, mais qui le sont au thermonwlre ; il rnomma chaleurs fibarures.
L'expérience d'Herscliel était incomplète : il se servait de prisioe^ -• verre, et l'on verra bientôt que celte substance mterceple la plus finf partie des chaleurs obscures. Melloni, qui la recommença longtemps «prvprit un prisme de sel gemme, concentra les rayons par une leolilie ,l même matière, qui laisse passer tous les rayons connus. Alors le sfrrr caloriflque lui parut bien plus étendu (fig. 604).
La chaleur était à peine sensible jusqu'au bleu, ellA augmentait prs peu jusqu'au rouge obscur ; a partir de ce point, elle prenait une inii-e