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CHAPITRE Y. — SPECTRE CALORIFIQUE

site énorme, atteignait un maximum [fig, 6o3) et ne cessait d'être constatée qu'à une distance du rouge double de celle qui sépare le rouge du

violet extrême. Le spectre des chaleurs obscures est donc deux fois égal à celui des lumières, et ces chaleurs diffèrent entre elles par leur refrangibilité, ou, comme le dit Melloni, par leur thermochrose, c*est-à-dire par leur couleur calorifique. Nous les diviserons en sept groupes : 0|, 0„ . . . , O,, comme le spectre lumineux, et nous les représenterons par la courbe O^^aG que limitent des traits verticaux.

Fig. 6o5.

Pile de Melloni. — Pour faire ces expériences, Melloni ne prit point

un thermomètre; il utilisa la pile thermo- électrique de Nobili. Cette pile très-petite (fig. 6o5) a été décrite page 3i2; elle est composée de petits barreaux de bismuth et d'antimoine, offre ses soudures impaires d'un côté, ses soudures paires de l'autre, de sorte que le flux de chaleur qui arrive sur une des faces développe un courant électrique qui est transmis à travers un galvanomètre ■ et dévie l'aiguille. On pourra mesurer r intensité de la chaleur par cette déviation, si l'on a d'avance gradué l'instrument.

Graduation de la pile. — Pour faire cette graduation, Melloni, reçut (ur une face le rayonnement d'une première lampe. Admettons qu'il proiuise une déviation de lo degrés et que son intensité soit a. Il fit agir sur

Fautre face une seconde lampe. Soient x l'intensité inconnue de son ra)onnement si elle était seule, x^a son intensité différentielle quand les deux sources agissent à la fois. Supposons qu'on ait placé la deuxième à uik* distance telle que la déviation différentielle soit de lo degrés, x^ a nn égal à rintensité a qui correspond à lo degrés. Donc

or on trouve que la deuxième lampe agissant seule avec cette intec^K double 20, produit une déviation double, ou 20 degrés. En résumé W déviations sont proportionnelles aux intensités des flux calorifiqui^ f peuvent les mesurer. Celte proportionnalité cesse d'être rigoureuse au d . de 3o degrés.

Yî. —

M:iI I

S'il y a des radiations invisibles en deçà du rouge, il est probable q. en existe aussi au delà du violet. En effet, Scheele découvrit, en r» que le chlorure d'argent noircit dans le spectre, et parliculièrement iile violet extrême. Wollaston constata que cette propriété se continue t : au delà du violet, jusqu'à une distance au moins égale à rétendoe .. spectre ordinaire, ce qui prouvait l'existence de radiations très-n-fmgibles. Continuant ces études en 1842, M. Edm. Becquerel prépara * spectre réel très-pur avec un prisme et une lentille de flint. On y mt. toutes les raies de A en H. II le reçut sur une plaque daguerrienne oa ^' une feuille de papier sensible, et développa l'image par les procédtS ctr'. naires de la photographie. Elle s'étendait très-loin au delà de la p^r visible; on y découvrit non-seulement les raies du spectre lunûneux, : -^ un très-grand nombre d'autres qui les suivaient au delà du violet extr^

M. Becquerel a continué la nomenclature de Frauenhofer et désigni' *^ groupes principaux par les lettres L, M, N, 0, P, 0, R, S, T. Plus tv^^^ ment, M. Mascart en a photographié plus de sept cents.

II y a donc des radiations ultra-violettes, douées d'une remarquable 9i vite chimique, et nommées pour cette cause rafons c/u'mif/ucs, Hersct. montré qu'on peut les voir à l'aide de certaines précautions, et q^ offrent une teinte gris-lavande. Us sont discontinus; ils diffèrent par î* -' réfrangibilité, comme les couleurs et les chaleurs obscures; en rfa.-: lieu du spectre ils sont simples ; ils atteignent leur maximum d'ince&« au delà du violet, et ne s'éteignent qu'à trois fois au moins retendue spectre visible.

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