CHAPITRE VI. ^ TftA9SMI%%IO« y
font sensiblement. Dans ce cas, le coefficient % est kpà ai * uu:a yv^r fv'*« les rayons.
a° Pour un grand nombre de corps, a diminue depuis le nm^, ,vi^n «>v violet. Ces corps éteignent la lumière d'autant plus qu'dle est plu» Mr^^ gible. L'épaisseur augmentant, ils finissent par ne plus transmettre <|u« le rouge. C'est le cas du verre coloré par le protoxyde de cuivre ; c'est ausiii le cas des liqueurs, du vin, même de l'eau pure et de l'air qui colorent le soleil en rouge par transparence, tandis qu'ils réfléchissent les rayons très-réfrangibles, ce qui leur donne une teinte bleue ou verte par diffusion.
y Par une raison contraire, les substances pour lesquelles a diminue du violet au rouge éteignent les rayons peu réfrangibles, sont bleues par transparence et finissent par ne transmettre que le violet extrême.
4° Les milieux sont verts comme le verre à bouteilles ou les cristaux colorés par le bioxyde de cuivre quand a augmente du rouge au vert pour diminuer du vert au violet. Avec une épaisseur suffisante, ils ne laissent passer que le vert pur.
5° Il y a des matières qui agissent d'une façon plus compliquée : le verre bleu, coloré par le cobalt, réduit le spectre à quatre bandes brillantes : l'une de  en B, l'autre entre C et D, la troisième un peu avant D, la quatrième de E en H; elles sont séparées par trois raies obscures : en C, un peu avant D, et enfin tout près de E. La dissolution alcoolique de feuilles d'orties ofl*re cinq raies au lieu de trois.
6® Enfin il y a des matières dites opaques pour lesquelles le coefficient x est extrêmement petit, tels sont les métaux; mais a n'est cependant pas nul. Ainsi l'or et tous les mé'aux qu'on dépose sur le verre par des moyens chimiques sont transparents quand ils sont assez minces.
Les gas se comportent autrement. -> En faisant passer les rayons solaires dans un tube qui contenait de l'acide hypo-azotique, et ensuite à travers un prisme et une lentille, Brewster à trouvé un spectre interrompu par des bandes obscures assez régulières. Il en fut de même avec le chlore et l'iode, et, en général, avec tous les gaz ou vapeurs colorés.
Ces bandes sont composées de raies lumineuses et obscures très-déliées et très-voisines, tout à feit analogues à celles du spectre solaire. En faisant cette remarque, Brewster pensait que l'atmosphère peut produire un effet analogue sur la lumière solaire. Il remarqua en effet que certaines raies, C et F par exemple, sont plus accentuées au moment du lever et du coucher du soleil qu'à midi. M. Janssen confirma cette observation ; il étudia ensuite la lumière d'un foyer allumé par ses ordres à une grande distance, et il y vit les raies C et F qu'on n'y apercevait pas en étudiant la flamme à
petite distance. Enfin il retrouva les mêmes raies dans la lumière du pi observée à travers un long tube de fer rempli de vapeur d'eau à 5 atmosphères. En résuméf les gaz et les vapeurs, par suite l'atmosphère, Mm certains rayons de réfrangibilité déterminée, et produisent dans le spectre des raies obscures, nombreuses et très-fines.
IL Transmission des rayons calorifiques et chimiques moyens. - Étudions les mêmes rayons compris entre le rouge et le violet, non \^^ avec l'œil, mais avec la pile de Melloni. Voici comment Masson et m avons opéré.
Nous produisions un spectre solaire avec un prisme et une lentill? i? sel gemme, nous placions dans ce spectre une pile assez étroite pour & recevoir que des rayons d*une môme réfrangibilité. Quand elle était fisa dans une couleur déterminée, nous mesurions Tintensité I du bi\î^i: direct, puis nous interposions la substance d'épaisseur e que nous \ %h lions étudier. L'effet galvanométrique se réduisait à F, le rapport delis' était égal à a'. On répétait Texpérience pour toutes les couleurs du m^ au violet.
Trois lames de sel gemme, de verre et d'alun, d'épaisseur comiDïîi' ont donné les résultats suivants :
Rapport |- •
Nttare des rayons ""^^ ^ ^^
Sal g«mna. Verre. Alan.
Vert 0,9a 0,91 o,9î
Jaune 0,9a 0,93 0,94
Rouge limite 0,93 o,85 0,84
Si l'on tient compte des pertes de chaleur occasionnées par la réHevi à l'entrée et à la sortie, on voit que les substances transparente? c laissent passer toute la lumière, laissent aussi passer intégralemeni • propriété calorifique, il en est encore de même quand on augmente l'é^<a^ seur des lames.
Pour étudier ensuite les milieux colorés, nous avons choisi trois ven^ l'un vert, l'autre bleu, le troisième violet, qui agissent, comme on le ?a^ très-inégalement sur les diverses couleurs. Nous les avons placés succe aivement dans les diverses parties du spectre, et, en même temps q^ nous mesurions par la pile la chaleur transmise a*, nous détenninioiis \<un photomètre la proportion de la lumière correspondante qui avait ps.^
Les deux tableaux suivants prouvent qu'en un point donné du specr lumineux les propriétés calorifiques et lumineuses se transmettent toujo^i dans la même proportion.