‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 324 sur 377 · CHAPITRE VI. " TRANSMISSION · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. " TRANSMISSION

tnBSTAJtcrt.

Verre vert.

Verre bleu

Verre violet .

■ AHIATIORt iTDDItES. •

Rouge. .

Orange

(Jaune. .

Vert . . .

Rougë. .

Oranjé

Jaune. .

Vert...

Bleu...

Violet.

( Rouge..

Vert . . .

Violet..

PKOFOftTlOm

rnkjtsunt*

de lomlère.

de chaleur.

Il en est de môme des rayons chimiques correspondants. M. Ed. Becquerel a exécuté, avec Tactinomètre, sur la propriété chimique, les expériences que nous avons faites sur la chaleur avec la pile de Melloni, et il est arrivé à la môme conséquence. Donc ies trois propriétés qui se trouvent en un point donné du sf>ectre se transmettent en proportions toujours égales à travers un milieu quelconque.

Il suit de là que ces trois propriétés sont jusqu'à présent inséparables, et que par conséquent elles n'appartiennent pas à des causes différentes. La chaleur, la lumière et la radiation chimique de mêmes réfrangibilités sont donc trois effets d'une cause unique.

ni. Transmisnon des chaleurs obscnres. — L'œil ne peut rien nous apprendre sur les chaleurs obscures, puisqu'il ne les voit pas; leurs propriétés ne peuvent plus ôtre prévues, il faut les étudier avec la pile de Melloni. Voici les résultats :

CBAMCM TftAII»aitKl.

Nâtore dM rajrons. ^" " ■^»'

Sel r«nin«* Verre. Alno.

Rouge limite 0,93 o,85 0,84

Obscur limite O, 0,9a 0,88 o,4i

Obscur O, 0,93 0,54 -0,39

Obscur O, 0,9a 0,33 »

Obscur O, 0,90 a » •

On voit que le sel gemme, le verre et l'alun se conduisent très-diversement :

i"" Le sel gemme laisse passer en totalité toutes les chaleurs obscores; il est transparent et athermochroique, aussi bien pour les lumières que pour les. chaleurs obscures. C'est le seul corps qui possède cette prophète qui a été découverte par Melloni.

a® Le verre commence à absorber les rayons quand ils commaicent à devenir obscurs. Le coefficient a va donc en diminuant avec la réfrangibilité.

3* L'alun se comporte comme le verre, avec cette difTérenoe que la proportion de chaleur absorbée augmente plus rapidement.

4° En généra], tous les corps transparents ou colorés agissent comme ie verre et l'alun. Il en résulte que leur interposition dans le spectre tend i en diminuer l'étendue et à le réduire à la partie visible. On petit les ranger dans Fordre suivant par rapport à leur diathermanéité décroissante :

Sel gemme, Cristal de roche,

Fluorine, Alun,

Spath d'Islande, Eau liquide.

Verre, Eau congelée.

5^ Quand on noircit, avec du noir de fumée, le verre, la fluonne ou ie sel gemme, ils éteignent toute lumière, mais restent diathermanes pour ie< chaleurs qu'ils transmettaient primitivement. Il en est de même pour \^ quartz enfumé.

6® M. Tyndall vient de découvrir que le sulfure de carbone et riodarf d'éthyle sont presque aussi diathermanes que le sel gemme, et qnVn ) dissolvant de Tiode jusqu'à les rendre opaques, ils éteignent toute lumière, et laissent passer les rayons obscurs. Un ballon de verre rempli de ces solutions et exposé au soleil fait un foyer calorifique assez intense pour

enflammer de la poudre et rougir les métaux.

IV. Transmission des rayons nltra-violets. — M. Edmond fiecquerei a étudié la transmissibilité des rayons ultra-violets à travers diverses substances:

i"" Le quartz, le sel gemme les laissent tous passer. Viennent ensuite l'alcool, quelques essences, et enfin, à un moindre degré, le verre et l'eau.

2° En remplissant de divers liquides une auge de quartz de i5 œnti* mètres d'épaisseur, on a trouvé qu'ils éteignent les rayons les plus rélîangibles à partir de la raie T, de sorte qu'ils raccourcissent le spectre et

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