‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 327 sur 377 · CHAPITRE YI. » RÉFLEXION · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI. » RÉFLEXION

. — BÉFLEnOV.

Voulamt comparer la proportion de la chaleur réfléchie par diverses substances, Leslie plaçait devant un miroir MN un cube AB rempli d'eau bouillante (/gr.6io). Les rayons réfléchis tendaient à former une image

Fig. 6 10.

renversée ba de la face AB. Mais avant d'arriver à ce plan focal, ils étaient reçus en P sur des lames de diverses substances, de dimensions égales, et polies sur leur surface antérieure. Là ils étaient réfléchis de nouveau et se concentraient en a'b' où Ton fixait un thermomètre diflérentiel F. Les différentes lames placées en P interceptent une partie toujours égale de la chaleur émise par AB; elles laissent arriver au miroir MN et reçoivent sur leur face antérieure un faisceau toujours égal; par suite, les élévations de température du thermomètre F sont proportionnelles à la chaleur réfléchie par les lames, et leur rapport mesure celui des pouvoirs réflecteurs des diverses si|bstances. Leslie trouva que le laiton poli possède le plus grand pouvoir réflecteur ; il le prit comme terme de comparaison, le désigna par loo, et ceux des .autres corps furent proportionnellement exprimés par les nombres suivants :

Laiton lOO

Argent 90

Étain 85

Étain plané 80

Acier 70

Plomb

Étain amalgamé

Verre

Verre huilé ....

Noir de famée. .

Go 5o

Ces résultats ne donnent qu'une idée très insuffisante des pouvoirs réflecteurs, car on prévoit qu'ils doivent varier avec la nature des rayons et avec leur inclinaison. Melloni reprit la question à l'aide de son thermomultiplicateur, disposé comme le montre \àfig. 61 1 . La règle MN soutient : 1" la source calorifique L; a° l'écran A que l'on manœuvre en tirant un

SI de soie sans le loucher avec la main ; 3' l'écraa limitateur C, pert-ê

d'oriBces plus ou moins larges; 4* le miroir L, qui tourne sut uq cerclr

divisé F. La règle mobile PG soutient l'écran E et la pile thermo-éWtrique D qui communique avec un galvanomètre; cette règle peut tourna autour de l'axe G, et son inclinaison se lit sur le cercle inférieur 1. On b dirige d'abord sur le prolongement de MN, afin de mesurer l'inten-'iif du faisceau incident ; on place ensuite en I le miroir, on lui donne l'inr^ naison voulue, on amène la pile dans la direction des rayons réOMiis. ': l'on en mesure l'intensité.

Après Melloni, &1M. de la Provostaye et Desaios ont mesuré non-^ri. lement la chaleur, mais aussi la lumière réfléchie par les miroirs de verp' ils ont prouvé, conrormément à la théorie, que les deux résultats -ckégaux, et qu'ils augmentent avec l'obliquité, comme le montre le tabt«?-

[| en est de marne pour les métaux ; seulement, ils réOéchisseot ioégiie-

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