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CHAPITRE ÏI. — EXPÉRIENCES DE MELLOM

d'orifices plus ou ou moins largra destinés à resireindre l'élendue du faisceau ; 5* la pile ibermo-élec trique D, dont les Taees opposées sont cou- Tertes de bwt de fumée, el garnies de tuj-aux prismatiques de cuivre. Ces tuyaux, qui s'ouvreni ou se fenaent par des portes à-charnièr«, reçoivent et cooduisent k la pile les rayons partis de la source L, et arrêtent ceux qui viennent des corps voisins; G* le gaK'Snomètre FO, qui est relié A ta pile par des 61s conducteurs et qui repose sur une tablette invariable scellée contre un mur; 7° un dernier écran E, qui empêche tout rayonnement opposé d'arriver sur la deuxième bce de la pile.

Cet appareil est ^une sensibilité si grande, qu'il suffit d'approcher la mainè3ocenlimètresde la pile pour imprimer à l'aiguille une déviation de 30 à iS degrés. H faut donc éviter avec soin toute cause extérieure de réchaudèment et s'entourer d'une foule de précautions pour obtenir des mesures exactes.

Sources de chaleur. — Mellon! a étudié avec cet appareil les sources de chaleur les plus diverses; ce sont ; 1° le rayonnement solaire ; ■j' la lampe d'Argant ; 3° la iampe de Locatelli L {fs. 606], qui n'a point de cheminée, mais qui porte un réflecteur métallique; 4° une spirale de platine placée au-dessus d'une lampe à alcool (7^1^-607); elle y devient in-

FiB.6o7.

Fie- 608.

candescente et se maintient rouge quand on soudle la lampe; 5° une lamo (le cuivre noirci (^^. 608}, que l'on chauffe à 400 degrés par une llnmine d'alcool ; 0° cnrin un cube plein d'eau toujours mninlcnue en ébullition Off-fiog).

Melloni mesurait successivement les Intensités des faisceaux directement envoyés par la source et transmis par la lame B. Voici leurs rapports exprimés en centièmes du rayon direct.

LAiira de Loettellt.

n.ATm laeandeMwot.

CVlTaB

à 4to «tafrès.

cm

k«D«ifrâ.

Rayonnement direct. .

Sel femme

Fluorure de calcium. .

Spath d'Ialande

Verre de glace

Cristal de roche

Acide citrique

Alun

Glace très-pure

Ces résultats justifient les conclusions que nous avons tirées de la formule (a) :

i** Le rapport r- change avec la source. Les rayons émis par Teau bouillante sont des rayons obscurs très-[^u réfrangibles ; ils passent à tnvm le sel gemme et le fluorure de calcium ; ils sont arrêtés par les autres substances. Â mesure que la température des sources s'élève, la réfrangibilité des rayons augmente, et ils sont plus transmissibles. Enfin la lampe de Locatelli envoyant, outre led rayons obscurs, beaucoup de radialicos Iubhmineuses, on voit augmenter notablement la proportion des rayons réfractés.

i"* Dans ces divers cas, ce sont les rayons les plus réfrangibles qai passent, ce sont les seuls qui restent dans le faisceau transmis, et ils sont pio» aptes que le faisceau primitif à traverser une lame d'alun ou de verre: ce?t ce que l'expérience vérifie et ce que Prévost, de Grenève, a%'ait découwri depuis longtemps. Au contraire, un rayonnement qui, à travers le sei gemme noirci, s'est dépouillé des chaleurs lumineuses, est entièremeoi arrêté par l'alun. Voici les proportions de chaleur que transmet une combinaison de deux substances 'différentes :

i'* tab«l«nc«.

1* subtUnea.

Proportion irassaiM

Sel gemme noirci.

Alun.

Sel gemme.

Alun.

Verre de glace.

Alun.

Acide citrique.

Alun.

Altin.

Alun.

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