CHAPITRE Vil. — ÉMISSION. SOI
par un carlon noirci H, de manière qu'ils éclairent ; l'un la partie a, l'aulre la partie 6 d'un ^ran en verre dépoli (^.618].
On mesure de même les dislances r et r', pour lesquelles l'illumination de l'écran est la même en a et en b.
Mesore des pauroln éclairants. — Quel que soit l'appareil employé, les rayons sont envoyés normalement à l'écran: par conséquent i" = 0; les deux ombres ont une étendue .v' égale ; les deux surfaces apparentes des luminaires sont égales à la somme de celles de leurs éléments qui sont jcos', J.cos/, ; nous pouvons les représenter par 1, a'; 1rs éclats sont E, E'; les lumières envoyées sont
^ Et.(' „, E'<r'.t'
■ El, EV représentent les quaniités de lumière envoyées par les deux luminaires sur l'unité de surface à l'unité de distance, c'est ce qu'on nomme leur pomiyir écUtimn: total. L'équation ( a ) en déterminera le rapport.
Ainsi, pour évaluer les dépenses de Téclairage à Thuile et au gaz. on compare : i** les pouvoirs éclairants d'une lampe Carcel et d*un bec à 2^z. 1^ les prix des matières brûlées dans les deux cas pendant un tein]-<^ égal, et Ton on conclut les dépenses relatives pour une même somme i> lumière.
Masure des éclats de deux sources. — Si Ion voulait comparer 1éclats des deux flammes, on aurait
il faudrait alors mesurer les surfaces v, <t' des deux flammes, ou bien !'^ réduire par des écrans à être égales. Voici quelques exemples.
Le diamètre apparent 4u Soleil et celui de la Lune sont tous deux d < nviron |^ degré ; la grandeur apparente de ces astres est à peu près o .! d'un disque de 9 millimètres, vu à la distance de 1 mètre. On peut d«>Dles remplacer par ce disque, supposé à cette distance; ts* sera égal à
r* à Tunité; et soit x Téclat inconnu. Désignons maintenant par £ V^ld.. par 5 la surface d'une lumière terrestre placée à une distance r trile qu Vi * équivaille à Tastre dans le photomètre, on aura
.r iSococ
On a trouvé de cette manière que Téclat de la Lune n'est que les dem tiers de celui d'une bougie. L'éclat du Soleil, d'après Bouguer, surp^Sf^* Booooo fois celui de la Lune.
L'illumination que produit le Soleil équivaut à environ 5oooo boup^ placées à i mètre de distance ; T illumination par la Lune ne représente qv* \ de bougie à la même distance de 1 mètre.
Photométrie chimiqae. — On peut, à l'aide de procédés aiial(^Qe> i ceux qui viennent d'être décrits, évaluer le pouvoir chimiqtic ou Yéd»: chimique du Soleil et des sources de lumières artiGcielles. On n a qu à remplacer la rétine de l'œil par une feuille de papier photographique H ï chercher les distances où deux sources produisent le même effet àxùè ^ même temps.
MM. Bunsen et Roscoè' ont trouvé, par ce moyen, que réclai cbimiqi» du magnésium incandescent est trèsHX)n8idérable ; il n*est que 128 fo^ inférieur à celui des rayons solaires avant leur entrée dans notre atini>sphère, qui les afikiblit dans une proportion connue, et il lui devient égal. quand le Soleil est élevé d'environ 10 degrés. A une élévation de 22*40'.