CHAPITRE VII. — EMISSION
Uîls que AB , elle sera éjale au produit de — j- par la somme des projections telles que PQ, c*est-à-dire par la surface du (^rand cercle dont MN est le diamètre, ou par tt ; on a donc
Q=zrcets z= t ts.
Cette quantité de chaleur est celle que la surface s rayonne par l'une de ses faces dans toutes les directions. On peut dire que si et est son pouvoir émissif dans la direction normale, net on tt représente son pouvoir émissif total.
Vitesse de refroidissement. — Pendant un temps très- court T, un corps
écbauflc se refroidit d'un certain nombre de degrés, et sa température tombe
de t' à t". S'il continuait ainsi pendant l'unité de temps, l'abaissement de
t' — e" température serait égal à la quantité v = • v est ce que l'on nomme la
vitesse du refroidissement. En la multipliant par la chaleur spécifique C et
par le poids P du corps, on a la chaleur totale que ce corps perdrait dans
l'unité de temps :
Q = PCi'.
Soit, d'un autre côté, t l'excès moyen de la température du corps sur celle de l'enceinte pendant l'intervalle considéré; la perte de chaleur, pendant l'unité de temiM, ««m Stt- par conséquent
Q = PC»'=Sîf
et
Si
On voit que la vitesse 4u refroidissement est, à chaque instant, proportionnelle à l'excès de température. Cette loi étant donnée, le calcul prouve que les excès de température décroissent comme les termes d'une progression géométrique pendant que le temps r croit en progression arithmétique, comme l'exprime la formule suivante r
PC
dans laquelle r, est l'excès initial, et e la base des logarithmes naturels. Cette loi a été énoncée par Newton. Pour la vérifier par l'expérience, il suffit de chauffer un thermomètre et de le laisser refroidir dans l'air, en notant l'excès initial r, et, de minute en minute, les excès t. On trouve alors que la formule est exacte si ces excès ne dépassent pas so k 3o degrés; mais elle ne l'est que dans ces limites : au delà, le refroidissement suit des lois beaucoup plus com« plîquôes qui ont été étudiées par Dulong et Petit, mais que nous n'exposerons pas.
flou LIVKE Vil. - DE L'OPTIQte.
m. — ÉHunoi SE u unnta.
Supposons maintenant une substance portée à une leinpérature af«i haute, pour émettre <ie la lumière blanche. La quantité de celle luraiéw, envoyée de j à «', sous des ani^les d'émission et d'incidence, i et f, est
toujours
^ „ îCOS/.i'COSi' y— b— __ .
Le coefficient E se nomme ordinairement Wclat du luminaire ; il est variable avec la nature de ce luminaire et avec sa température. La quesiion est de mesurer Q. On emploie pour cela des instruments qu'on nomme p/ioloniètrcs .
Photomàtres de Romrord et de Boagaer. — Soient A et BIJfg.6i-] deux luminaires qu'on veut comparer, M une tige oitaque placée derwii un écran blanc Imh'ii'.
Fij. 61;.
La bougieA projette une ombrerm', qui n'est éclairée que par la larapeB: la lampe projette l'ombre bb' , qui est éclairée par la bougie seule. En réglant les distances de A et de B, on arrive à saisir nettement l'instant où les ombres aa' , bb' présentent la même illumination 1 on mesure alors les distances /-et r' de A et de B à l'écran.
Bouguer a modilié l'appareil comme il suit. Il sépare tes deux lui