‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 347 sur 377 · CHAPITRE VIII. ^ PHOTOCHIMIE. (i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. ^ PHOTOCHIMIE. (i

stance impressionnable et de substance révélatrice est réciproque, et qu'à Tintensité près on obtient le même effet en insolant Tune ou l'autre.

La plus curieuse de ces actions est la suivante,- observée par Niepce de Saint-Victor.

U exposa pendant quelque temps aux rayons directs du soleil une feuille de papier blanc, puis il l'introduisit, après l'avoir roulée, dans un tube de fer-blanc qui fut bouché hermétiquement, gardé pendant plusieurs jours et même plusieurs mois. On l'ouvrit ensuite et on en plaça l'ouverture sur un papier sensible; bientôt elle s'y dessina par un cercle noir d'argent réduit. Cette action décomposante augmentait d'activité parla chaleur; elle ne se produisait plus à travers un verre ; elle n'avait lieu qu'une seule fois, et pour la renouveler il fallait recommencer l'insolation.

Action sur les Tapeurs. — Daguerre a découvert une action révélatrice qui paraît être d'un ordre différent et qui est le fondement de sa méthode photographique (daguerréolypie). U expose une feuille de plaqué d'argent au-dessus d'un carton imprégné d'iode. Bientôt les vapeurs de cette substance couvrent la plaque d'une couche dont l'épaisseur augmente progressivement, et dont la couleur varie comme celle des anneaux colorés. On arrête l'opération quand la teinte est jaune-orangé, et l'on expose la plaque dans la chambre obscure. On la laisse prendre l'impression pendant dix minutes (aucune image ne se développe), et on l'expose ensuite à la vapeur qu'émet une capsule chaufiée pleine de mercure. Cette vapeur s'attache aux points frappés par la lumière et respecte les parties qui étaient restées dans l'obscurité. Pour empêcher toute action ultérieure on dissout l'excès d'iode dans de l'hyposulfite de soude.

Après ces opérations, le métal a gardé son bruni et parait noir dans les ombres; il est dépoli et blanchi par le mercure dans les lumières, et* une image positive se voit quand on regarde la plaque dans une situation telle qu'elle ne réfléchisse spéculairement aucune lumière. MM. Salmon et Garnier ont découvert un autre fait de même nature. Quand on insole une plaque de soufre à travers un carton découpé et qu'on l'expose ensuite aux vapeurs de mercure, elle les retient sur les parties qui ont été cclairées, et noircit en se combinant avec elles. En résumé, outre les actions précédemment étudiées, la lumière donne aux surfaces qu'elle a fra|»pées la propriété d'attirer la vapeur des corps avec lesquels elles ont de rafGnité.

Action des rayons simples. — Pour étudier l'action spéciale de chaque rayon élémentaire, on prépare un papier sensible au chlorure d'argent, <lans l'obscurité la plus absolue, et l'on fait tomber sur ce papier un spectre

réel très-pur, obtenu par ua prisme et une lentille de quartz. Ot voit alors le chlorure noircir et les raies se desBiner, L'eflBt commotctaiF. il atteint son maximum.vers la raie H, et ee {««longe en t'aMilisMl jusqu'à l'estrémilé ultra-violette ; il est nul depuis 9 jusqu'à h nie A (t au delà. U en est de même, si l'on opère avec des papiefs pré(«i^ n bromure et à l'iodure d'argent, et en révélant l'image par l'acide plbqw

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Avec le bichromate de potasse l'action commence en E et se temnr en N ; avec le chlorure d'or, elle s'étend depuis B jusqu'en L. Ellf «^ lente, mais une Tois commencée elle se continue dans l'crtncurité. L'mùk réductrice est donc exclusivement déterminée par les rayons ir^s^nt gibles, que l'on nomme, à cause de cela, rajuns excitateurs.

Sur le gaïac, le bitume de Judée et les effîences, l'action de U \m'^est inverse ; elle est oxydante au lieu d'être réductrice. Malgré cela, l'opérience prouve que ce sont encore les mêmes rayons chimiques qt agissent. Ainsi le gaïac exposé au ^)ectre commence geulement àUN> en H, et l'action se continue jusqu'à P.

Il ne faudrait pas croire cependant que les rayons calorifiques et Inm neux n'exercent aucune action. R^renons le papier sensible i»^ré m chlorure d'argent; mais au lieu de le maintenir à l'obscurité, exposa»^ pendant un temps très-court à la lumière ordinaire, ou mieux aux n^ chimiques qui passent à travers un verre bleu, aGn de détenninef iik impression faible et égale dans Mutes ses parties. Après o^, bis» tomber comme précédemment un spectre réel très-pur sur une portw seulement de la feuille. Elle noircira dans toutes les régions du speclf depuis le ronge le plus extrême, et l'on verra se dessiner toutes les n«lumineuses depuis A jusqu'à H. Cette fois les rayons peu réfnngibiront agi; ils ont continué et développé l'impression commencée pv 1^

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