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CHAPITRE IX. — ANNEAUX COLORÉS. G

milieu de CD; décomposonsi AD en deux moitiés. Si, pour un poinl Z, on a

DZ-MZ = MZ-AZ = -,

les arcs DM, AM enverront des lumières qui se détruiront par interférence, et Ml y aura de Tobscurité en Z au milieu de l'espace qui devrait être éclairé.

Aux points de l'écran P, Q,... les arcs AC et AD envoient également des lumières qui diffèrent de route. Si, pour le point P, le retard relatif

est égal à un multiple impair de 79 il y a de Tobscurité; on voit de la lumière en Q, si ce retard est un multiple pair de cette même quantité - •

Ombre d'un cheven. — Prenons maintenant un corps étroit, un cheveu , dont la section est CD [fi^. 640). Éclairé par 0, il doit projeter une

Fig. 64o.

ombre ; mais il est clair que les lumières envoyées par les points qui sont au-dessus de C ou au-dessous de D doivent concorder en Z et y faire de la lumière, ce qui a lieu en effet. On remarque dans l'ombre une frange centrale blanche accompagnée des deux côtés de bandes alternativement obscures et brillantes.

m. — AX1IEA0X C0L0BÉ8.

Toutes les substances sont transparentes quand elles sont très-minces, et toutes offrent alors d^ couleurs fort vives. Les bulles de savon en sont l'exemple le plus remarquable. Nous allons chercher la loi de cette coloration dans le cas seulement de Tincidence normale.

Pour produire un phénomène régulier, Newton a imaginé de poser une lentille convexe de grand rayon sur un plan de verre. Elle le touche en un seul point, à partir duquel elle en est séparée par Une lame d'air d'autant plus épaisse qu'elle est plus éloignée du contact. Voici ce que l'on observe :

i*" En recevant sur le double verre un faisceau de lumière homogène fourni par la combustion de l'alcool salé, on voit par réflexion une tache noire centrale entourée d^anneaux concentriques alternativement briiknU et obscurs , qui se serrent de plus en plus à mesure que leur Doroéfo d'ordre augmente.

a* Si Ton emploie successivement diverses lumières simples, les diamètres augmentent ou diminuent en môme temps que la longueur d'ondulation ; d'où il suit qu'avec la lumière blanche les anneaux des dive^ï^^ couleurs ne se superposent point, que l'ensemble est coloré, et que, p^^r les ordres les plus élevés, le mélange des teintes reproduit une lumièrf sensiblement blanche et tl'égale intensité.

V Newton a décrit exactement les teintes successives. Après la ta* b^ noire centrale et en s'écarlant du centre, on voit un premier ordre d'asneaux comprenant le bleu, le blanc, le jaune et le rouge; le premier pi", apparent, les deux autres plus abondants et occupant quatre ou cinqf:^ rétendue du bleu.

Le second prdre comprend le violet, le bleu, le vert, le jaune et le rouçi' toutes ces couleurs sont abondantes et vires, excepté le vert.

Dans le troisième ordre, le plus remarquable par l'éclat et rabondjii ' des teintes, on distingue le pourpre, le bleu, le vert, le jaune et le rou^'^

La quatrième série ne contient plus que le vert et le rouge, et le> >i vantes deviennent de plus en plus indécises. L'ensemble de ces anuMv /eproduit exactement les successions de couleurs que nous avons à'. trouvées dans les bandes d'interférence.

4° Par réfraction, l'appareil montre un autre système d'anneaux. ianneaux transmis, beaucoup plus pftles, parce qu'ils sont noyés dans dt^. lumière blanche. Leur centre est blanc, et, en général, ils sont inver^des anneaux réfléchis, c'est-à-dire que les noirs prennent la place des blar ^ et réciproquement.

Pour trouver les lois du phénomène, il faut commencer par mesurl'épaisseur BG ou tr de la lame d'air au contour de chaque anneau .0

[fis* ^40 • Soit AB = d le diamètre de cet anneau; - ou DE est moyens

proportionnelle entre les deux sections e et aR-rr du diamètre de sphère à laquelle appartient la lentille

c)e, d'où approximativement

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