CHAPITRE X. — POLARISATION
la section Ax' fait un angle a avec kx. ÂO se décomposera de même en deux, AO' et AE' ; on aura
AO' = AOcosa,
AE' = AOsina.
Les lignes AO' et AE' expriment les vitesses vibratoires à un moment donné. Or les intensités de la lumière doivent être égales aux forces vives des molécules d'éther, c'est-à-dire proportionnelles aux carrés des vitesses AO' et AE'; elles seront pour les deux rayons
ÂÔ''=0'= jcos'a,
Âi''' = E':=isin^a;
de même AE so décomposera en deux autres rayons qui auront les intensités suivantes :
AO" =0'' = i8in'a,
AE" =E''= ^cos'a.
En résumé, il est acquis que les vibrations sont transversales, perpendiculaires au plan de polarisation, et qu'un cristal les décompose en vibrations parallèles et perpendiculaires à sa section principale, suivant la loi du parallélogramme des vitesses.
m. -^ BÉFLOIOH ET BÉFRAGTIOK DE LA LUMliBE POLABISÉE.
Rayon réfléchi. — Angle de polarisation. — Un rayon de lumière naturelle qui tombe sur un miroir de verre peut toujours se décomposer en deux vibrations rectangulaires, l'une perpendiculaire, l'autre parallèle au plan dincidence, égales entre elles.
La première est parallèle à la surface du milieu ; elle se réfléchit sous toutes les incidences en quantités qui augmentent de l'incidence normale à l'incidence rasante.
La deuxième, située dans le plan d'incidence, ne suit pas une loi aussi simple. Elle se réfléchit en proportion décroissante de l'incidence zéro à une incidence déterminée I, qu'on nomme angle fie polarisation. Dans ce cas, elle se réfracte, mais ne se réfléchit pas. Si l'incidence croît, le rayon réfléchi se reproduit et son intensité augmente jusqu'à l'incidence de 90 degrés.
longueur d'oniir
n se pouri'iiit ' des luyauKsoiv.i à la suHace di- 1 question.
Un rayon oui eet verticale ;i[i Si sa vibration pagation, ilaiiT L'expériencp | ■ deuxième cri>'.
images ordinai
Ces propriéi du rayon 0 sm gation, et diri:
dans le plan lic
Le rayon exi i particularités, ;i Il faut donc t]w et perpendiculaii^
Fresnel a proim les vibrations étaii i ' lion. Admettant cil
Un rayon de Iu[ii:' mais situées tantôt d.t
«""éea su„an( AO et AE : la |.
''"'^ordinaire.
Considérons le premier el fai,-
Le , d'autre part , d'après la loi de Descartes,
il Taut que cosl = siaR, c'est-à-dire que les angles d'incidence et de rérraction soient complémentaires. Soient SA {Jî^. 65a) le rayon incident, AB et AC les rayons réfléchi et réfracté ; les angles EAB et FAC étant complémentaires, AB est perpendiculaire â AC. L'angle de polarisation satisfait donc à cette condition, que le rayon rt'fléchi est perpendiculaire au rayon réfracté.
aicuiaire au rayon reiracie.
jlariiation par réfraction. — Les deux composantes du rayon ii
est la plus intense. Il s'ensuit que la lumière transmise est partieilement polarisée dans le plan perpendiculaire au plan d'incidence. Elle ne Tesi jamais totalement ; elle approche le plus de l'être sous rincidence de polarisa tion par réflexion.
En prenant une pile de glaces suffisamment nombreuses, on parvient k augmenter cette polarisation partielle et à obtenir de la lumière transniiie sensiblement polarisée, dont les vibrations sont parallèles au plan d'incidence. Cette pile de glaces arrête toute lumière polarisée dont les \ibratiens sont perpendiculaires au plan d'incidence.
Les expériences sur la polarisation par réflexion et par réfraction se font par l'appareil représenté [Jîg, 653). La substance ^t en D, au oeDii? d'un cercle divisé ; le rayon incident arrive par le tube a'X à travers U9 cristal qui le polarise, et il est reçu dans 6C' sur un autre cristal qui kt connaître le sens de la polarisation.