CHAPITRE XII.— VIBRATIONS ELLIPTIQCES. Ml
ront la teinte des anneaux réfléchis quand l'analyseur sera suivant OC, des anneauK trensniis s'il est suivant OC'.
Fig. 667.
Pour rendre celte assimilation encore plus frappante, fiiot imagina de
tiuperposer deux lames de quartz croisées, dont la supérieure est taillée en
Pijj, 668. cuvelle {fi^- 668), et qui ont la même
,^ épaisseur en leur milieu MM. La différence
est nulle à ce centre; elle augmente ensuite
régulièrement et épalemenl dans toutes les
directions aulour de ce point, et l'appareil
donne rigoureusement les mêmes couleurs que le système des deux verres
de Newton.
Prenons maintenant une lame mince crisUlliséf, d'épaisï^eur uniforme : on en obtient aisément par le clivage, avec du mica ou du sulfate de chaux. Quand nous les placerons dans la lumière polarisée devant un analywur files donneront deux images 0-r, O7, qui prendront des difTircnces de marches proportionnelles à leur épaisseur, et constantes puisque celle épaisseur est la même en tous leurs (Ktints. Si les diiïérences de marche
sont un multiple de -j-, elles reprodui^^ent la polarisation rectili(,nc dans tous les autres cas, elles donnent une vibration elliptique Examinons celui où elles sont égales à -j ou à un multiple de ~
Alors la vibration elliptique a ses axes suivant (ix cl Or {fs- 665]; l'analyseur donne toujours deux images : l'extraordinaire est maximum quand la section principale do cet analyseur est suivant 0.r; toutes deux sont égales à 45 degrés de 0 j^ et de 0/.
Si a = 45°, c'est-à-dire si la vibration incidente est à 45 degrés de &r, les deux composantes primitives sont égales, l'ellipse est devenue un cercle, et les deux images données par l'analyseur sont toujours égales.
Cette lame é'tm rjiiari (Vonde peut servir à analyser le phétiomène qu'offrent toutes les autres. Mettons-la dans le trajet de la lumière poia* risée qui a traversé une première lame et qui est maintenant constituée par des vibrations elliptiques dont les axes sont dirigés d'une manière quelconque; tournons sa section principale suivant l'un des aies de 1 ellipse. Elle laissera passer les deux rayons composants qui avaient uoe
différence de marche -i elle leur ajoutera ± 7; par conséquent elle W
ramènera à la concordance, et le rayon sera redevenu polarisé.
Toute lame mince offrira une des teintes que nous avons analysées a\» l'appareil de la/g^. 666, c'est-à-dire les teintes des anneaux transmis dao* l'une des images et des anneaux réfléchis dans l'autre. £lles sont complémentaires, produisent du Wanc à l'endroit où elles se superposent. ^\ échangent leurs couleurs quand la section de l'analyseur passe de AC a AC. C'est un des phénomènes les plus beaux de l'Optique. Comme il à^ pend de l'épaisseur, on peut avec un grattoir amincir certaines pa^lie^(if la lame et faire des dessins de fleurs ou d'insectes ; ce magnifique pbêih)' mène a été découvert par Arago, étudié par Biot et expliqué par Fre>r;d
m. — CAS D'Umi LAME VOBMALE A L'AXE.
Je vais étudier un dernier phénomène, dont la complication parait tnv grande, et qui s'explique avec la même facilité que les précédents. Au moyen de lentilles on prépare un faisceau conique de lumière 0^'
Fig. 669.
[fiS' 669) qu'on reçoit en O dans Xé-. On le polarise par une tourmaline A et on l'éteint par une seconde B croi^ avec la première, puis on inteq«o?t entre les deux une lame CD d*un cri>i^ taillé perpendiculairement à son a' ) KO. Dans ces conditions, les bords ï^fs' traversés obliquement par le cône 0 K»
tandis que les parties moyennes le s<^ par EOF, sous une inclinaison moindre et le centre K reçoit normalement ::
lumière. On voit alors le phénome»' représenté (fig. 670) : c'est une croix noire parallèle et perpendicitU;: au plan des vibrations primitives et entre les branches les ann6iu\ -' centre noir de Newton. Vient-on à tourner de 90 degrés la tourmaline 6
CHAPITRE XII. — VIBRATIONS ELLIPTIQUES, l'aspect est complëmeDlaîre [fig. 67 1 ), )d croix est blaoche et les sont à centre blanc.
Voici maintenant l'explication. Supposons vertical le plan des vibrations primitives; coupons le cône COD par deux plans, vertical et horizonlal, c'e^t-à-direparallè!eet perpendiculaire aux vibrations, Ce sont deux sections principales puisqu'elles contiennent l'axe OK ; les rayons en se réfractant ne changeront pas leur plan de vibration; par conséquent, puisqu'ils étaient éteints avantl'inlerposition du cristal, ils léseront encore après. Ori verra
Prenons maintenant une section principale MN {fig. G72] inclina à 45 degrés du plan vertical CEFD. La \ibralion '^' ^^' incidente HM sera décomposée en deux i l'une
MP, l'autre MQ, qui se réfracteront exlraordinaircment et ordinairement, qui prendront une dilTérence de marche à travers le cristal, et qui donneront une vibration elliptique. La tourma- ; \ rtï '■ ] line analyseur décomposera cette vibration en •/^ I y' I deux et laissera passer l'image extraordinaire qui y. '] ^/ sera colorée, La différence de marche augmenlanl
~"'~i""' du centre K aux bords M du champ de vision,
puisque l'inclinaison des rayons augmente, elle prendra les valeurs successives)., li, 31; dans ce cas, elle gardera sa direction de vibrations primitive et sera éteinte par l'analyseur : on aura des cercles noirs. Il y aura d'autres points pour lesquels cette différence
ils donneront des cercles brillants. En tournant de 9
grés la tourmaline B, tout devient complémentaire.
Tous lee cristaux à un axe agissent do mènie ; ceux à deux axe s<mt ^m compliqués, îb donnent les apparences qu'on voity^. 673 et 674. Non-
seulement lea crislaux, mais loua les verres qui, par la trempe, le recuii la pression, la flexion ou une action mécanique quelconque , ont pris i)f-
riB- 675. fH- fiTfi.
élasticités inégales suivant diverses directions, produisent des actions »<i logues, des dessins très-beaux et des couleurs très-vives (fig. 6;5 ei 6-e