‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 38 sur 377 · CHAPITRE in. — AÉROSTATS · texte numérisé non relu

CHAPITRE in. — AÉROSTATS

gravité du corps. C'est le principe d'Archimède. Prenons une petite baflg^ ^3. lance {Jî^. y 5) dont le fléau soutient à l'un

des bouts un ballon de cuivre fermé Â^ et à l'autre une petite balle pleine B de môme poids. Après avoir établi l'équilibre dans l'air, on place l'appareil sous la cloche d'une machine pneumatique et on y fait progressivement le vide.

On constate que la grosse sphère devient progressivement plus lourde. C'est qu'en effet A et B gagnent tous deux dans le vide le poids qu'ils avaient perdu dans l'air : B le poids d'un petit volume d'air, A celui d'un volume plus grand. C'est pourquoi A s'abaisse.

iérostats. — Soit d' la densité d'un corps de volume p, son poids sera ifd' dans le vide, il sera vfi' — tffi dans l'air, d étant la densité de cet air par rapport à l'eau. Si fl' est plus grand que d, le corps tombera; si d' est plus petit que d, il s'élèvera.

C'est le cas des ballons qu'on remplit d'air dilaté, d'hydrogène, de gaz d'éclairage, etc. Ils sont sollicités par une force dirigée de bas en haut et égale ?iv(d — d'). Quand ils sont sphériques, cette force est exprimée par ;rr*(^/— r/'). Elle entraine le poids de l'enveloppe, des agrès et de la Mcdle avec les personnes qu'elle contient. Soit p ce poids; en le retran- <*Jianl de p(r/— //') on aura h forer ascensionnelle du ballon. Pour la calculer, on exprimera /• en décimètres et on remplacera d et d' par leurs va- '♦•urs, qui sont, à zéro et sous la pression de 7G0 millimètres :

d = 0,001293 pour l'air;

d' = 0,000090 pour l'hydrogène;

fl* = 0,000 8 15 pour le gaz d'éclairage.

autrefois on remplissait à grands frais les ballons avec de l'hydrogène préparé chimiquement; aujourd'hui on préfère utiliser le gaz de l'éclairage. A ia vérité, il est moins léger que l'hydrogène et la force ascensionnelle f^l diminuée ; mais il est beaucoup moins cher.

U premier ballon aérostatique a été construit par les frères Etienne et ^•Jîsepb Montgolfier, en 1783. Il était en toile -doublée do papier; on le gon- ^à]i par l'air chaud, en allumant au-dessous de son orifice inférieur un feu 'i'* {«aille. Depuis cette époque, on appelle monigolfifhrs les ballons à air Uud, pour les distinguer des aérostats à gaz froids. C'est le physicien

66 MVBE I. — PESANTEUR, ÉLASTICITÉ.

Qiarles qui a employé le premier le gaz hydn^ène, et c'esl Pila(re du H» p. .g zier qui exi^uta la première asm

sion. La plus grande hauteur t bquelle on s'est élevé par ce mom est de g kilomèlres (M.GIaisher n ■ 864),

L'enveloppe d'un ballon se compta ordinairement de lon^ fusraui il' talTetas cousus ensemble et que enduit d'un vernis de caoutchic {^M' 7^)- A** sommet se trouve m soupape qui est fermée par un rv^K' à boudin et que l'aéronautc outivi?

tirant une corde, pour donner I^ht à une partie de son gaz, Iot^j veut se rapprocher de la lorre. Pj>' ralentir la descente ou pour non* ter, il jette du lest, c'est-à-ditr ' vide des sacs pleins de sable di«i s'est muni avant le dé|iat^.

La nacelle, qui est faite en oi' s'attache à un Glet de corde qui n veloppe le ballon tout entier. L'flice inférieur reste toujours oui<' le gaz, étant plus léger que l'air. i s'en échappe pas. On gonfle l'aérii^ en y faisant arriver le gaz par ■' tuyau de conduite qui s'adapte » I ridce inférieur; mais on évite dr

gonfler entièrement parce que le gaz se dilate à mesure qu'on s'élève ib»

l'atmosphère et que la pression extérieure diminue.

n. — MESVBE DE U FUSSIOH ATHOSnÉBIUlB.

Nous avons vu <|ue le jwids des couches supérieures de l'air ck>i( tveer des pressions dans l'atmosphère : on les exprimera on citaque )>'■■ sur un ceiilimèlre carré par le poids /i x i3'',59 d'une colonne de >"'' cure de /i ecnlimètrcs, ou, comme cela a déjà été convenu pa^ 5f, nr -

contentera

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