CHAPITRE III. — BAROMÈTRE. C
de dire que la pression est égale à //. Il, nous reste à délerminer cette hauteur /* qui représente la pression atmosphérique.
On y parvient au moyen d'un instrument nommé baromètre, que Torricelli imagina dans les circonstances suivantes. Ayant rempli complètement avec du mercure un long tube fermé par le bas, il boucha lextrémité ouverte avec le doigt et la retourna pour la plonger au milieu d'un bain de mercure; retirant ensuite le doigt, il cessa de soutenir le liquide dans le tube; alors il le vit baisser et s'arrêter après quelques oscillations à une hauteur de 760 millimètres en moyenne au-dessus du niveau extérieur (y%". 77). D'après les principes que nous avons établis, il en conclut qu'une colonne verticale de l'atmosphère pèse autant qu'un cylindre de mercure qui aurait la même section et une longueur de 760 millimètres. Cette expÎTience célèbre a été étendue et variée par Pascal ; elle fut faite avec de l'eau, du vin et de l'huile, et l'élévation des divers liquides fut trouvée en raison inverse de leur densité, ce qui est conforme à la théorie; elle fut répétée sur le sommet des édifices et des hautes montagnes, et la hauteur barométrique y fut moins grande qu'à leur base, ce que Pascal avait prévu.
Construction du baromètre. — On choisit un tube de verre ou de cristal bien droit, régulier dans toute sa longueur et exempt de bulles ou 'ip stries. On le lave à l'acide azotique bouilhmt, on le rince avec de l'eau •ibtillée, on le sèche, on ferme un des bouts à la lampe, et Ton souffle à l autre extrémité une ampoule. On l'emplit ensuite avec du mercure qu'on à purifié en le traitant par l'acide azotique. Il n'y a plus qu'à chasser l'air "t rhumidité qui adhèrent au verre. Pour cela, on couche le tube sur un iîril incliné {fig- 78) où il est entouré de charbons allumés qui élèvent sa ''•mpératurc à 3oo degrés environ. A la partie inférieure, on ama?se un i/tii las de charbons rouges, qui font bientôt bouillir le mercure. Au bout '!•* cinq minutes environ, on enlève un à un les charbons (|ui sont à la fiaH' du tas pour les porter à son sommet, ce qui transporte lï-bullition [''u> haut, et en continuant ce déplacement tout le long du tube, on chasse '"a ce qui restait d'air et d'humidité. Après le refroidissement on coupe
G8 LItkE I. — PtSllITElK, ÉL&STICITK.
l'ampouto. on acliéve de n-mplir avec du mercure sec et ctniid. is> ce que le soninwt lii|ui'ke drfiaMe le^ bords du lube par un bouira
vejie; on ferme avec le doigt en écrasant le boulon, et l'on reloiirw''
pareil pour le plonger dans une cuvette. Barométn fi^e. — Si le baromètre ne doit pas ôtre déplacé, im^' Fig -jt). ploie pour cuvette une auge de fonle (fiff. 79) HièeM' une planche épaisse scellée dans le mur, on soulirt' lube au moyen de cales B, C, et les mesures des t»"''sont prises avec un calhélomètre. On relève le niveau i' la cuvette par une vis verticale h deux pointes A- 'F abaisse peu à peu jusqu'à voir en contact la poinlr ^ j Heure et son image réfléchie par le mercure; aloi?» ■ avec le calhélomètre le niveau du mercure dan? ^ ^'^' puis la pointe supérieure de la vis, et, pour avoir )b ^ leur cherchée, on ajoute à la course de la lunelU'l>^'^ gucur de la pointe affleurante, qui est constante, et ^i"i'ié mesurée une fois pour toutes.
Baromètre de Fortin. ~ Pour rendre le larv"*^ portalir, Forlin a imaginé de fermer la cuvette (^iÇ-''' | 1" par un couvercle de bois doublé de cuivre ff> -"" monte d'un lube central BB pour laisser passer 1p t* mètre ; a" par une lanterne cylindrique de verre D' liquée à ses deux bouts, et maintenue par trois 'i cuivre A vis CGC» ; 3' iwr un cylindre de buis UK-'U'' ■'' est com|>ost'de deux bagues vissées l'une sur raulf^première MM fixée à lenvelopi*, et la deuxième ^^ J' peut se démonter et qui se prolonge par un sac lii' 1'^