‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 42 sur 377 · CHAPITRE III. — EXPÉRIENCES DE M. REGNAULT · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — EXPÉRIENCES DE M. REGNAULT

'ision Iracée sur le lube ÂB. On trouve que le produit VP reste coninl.

Expériences de Despretz et de M. Regnault. — Après le premiers ivaux de Marioltc et de Boyie, un très-grand nombre d'expérimentateurs • g ont cherché si tous les gaz suivaient la loi jusqu'aux plus hautes . pressions. Despretz plongeait dans une cuvette commune pleine de mercure (^^^^.89) divers tubes cylindriques de même hauteur, contenant les gaz qu'il voulait étudier, et il enfermait cet appareil dans un vase de verre qui était plein d'eau et qui se fermait par un piston à vis qu'on abaissait progressivement. La pression augmentait, le niveau du mercure montait dans chaque tube, mais il montait inégalement. L'acide carbonique, l'hydrogène sulfuré, l'ammoniaque et le cyanogène se comprimaient plus que l'air. L'hydrogène se conduisit comme l'air jusqu'à t5 atmosphères; à des pressions plus élevées, il conserva un volume plus grand ; il se comprimait moins. Ces résultats prouvent que la formule énoncée par Mariette n'est pas néralc, et que chaque gaz possède une loi spéciale de. compressibilité 'il fallait déterminer. C'est ce que fit M. Regnault. Un long manomètre ABCDE (fig. 90] se compose de deux branches, dont ne DE est ouverte et appliquée sur un madrier. Cette branche, pour s'élever ;o mètres environ, est formée de tubes de cristal raccordés entre eux par s viroles et divisés en millimètres sur toute leur longueur. Un siège qui prônait par un pignon avec une longue crémaillère et s'élevait ou descenit le long d'un mât transportait l'observateur aux points où s'était arrêté sommet du mercure. L'autre branche AC avait 3 mètres de longueur, e était fermée par un robinet G. Sa capacité avait été divisée avec soin en ux parties égales par le point B; ainsi le volume AC était double de AB. La monture inférieure du manomètre se raccorde avec un réservoir de nte F, rempli de mercure et surmonté d'une pomi)e foulante M. Celle^i end de l'eau dans un vase voisin et l'injecte sur le mercure, qu'elle lasse à la fois dans les deux branches du manomètre. U s'élève librement ms DE et comprime le gaz contenu dans AC; la différence de niveau, igmentée de la hauteur barométrique, mesure la pression exercée par gaz. I^ robinet H sert à intercepter la communication avec la pompe niante, afin de maintenir constante la pression obtenue. Le réservoir I •nlicnl le gaz sec et comprimé à 20 atmosphères, sur lequel on veut KTcr; on l'y introduit par le conduit J. Voici comment se font les expé- Bncos.

76 LIVRE t. — PESANTEUR, ÉLASTICITÉ.

En ouvrant le robinet G, on fait arriver du gaz dans la branche AC. Le mercure baisse et arrive en C ; à ce moment, on Terme le robinet, et l'on

a, dans AC, un volume de gaz V à une pression initiale P mesura par h hauteur du mercure dans DE. .\l0r3 on fuit jouer la pompe M, le mercure s'élève dans le manomètre, monte jui^qu'en B et réduit le volume initi^il du gaz h la moitié ; £1 ce moment, on observe de nouveau la pression, qui est devenue P'.

Si la loi do Mariolte était vraie, P' serait double de P. Or, l'cspérienc* prouve qu'elle est plus petite que aP pour l'air, l'iiioto et l'acide carbonique, et que la différence est d'autant plus sensible que le gaz est plus aisément liquéfiable; d'où il suit que ces gaz sont plus compressibles que ia loi de Mariotle ne l'indique. Les divergences augmentent avec la pression. L'hydrogène offre un résultat inverse : pour le réduire à la moitié de

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