‹ Petit traité de physique à l'usage des établissements d'instructionChapitre 46 sur 377 · CHAPITRE m. — MACHINE PNEUMATIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. — MACHINE PNEUMATIQUE

iuni d^une soupape qui ouvre de bas en haut. A la base du cylindre une autre 3upapc B, dirigée dans le même sens, ouvre ou ferme un conduit R par lequel appareil communique avec le récipient dans lequel on veut faire le vide, fuand on élève le piston, la soupape A se ferme |)ar l'effet de la pression tmosphérique, Tespace AB augmente, la pression diminue, et l'air qui est

dans le récipient soulève la soupape Bpour pénétier sous le piston. Quand on al^aissera le piston, la soupape B commencera par se fermer, puis Fair compris entre le piston et cette soupape se comprimera ^t acquerra une élasticité supérieure à celle de l'atmosphère: alors il ouvrira la soupape A, s'échappera, et le piston reviendra se placer sur la base du cylindre dans la position qu'il occupait primitivement. On voit donc qu'en soulevant le piston d'abord et en l'abaissant ensuite on raréfîe d'abord l'air du récipient et l'on en rejette ensuite une partie dans l'atmosphère; et comme on (eut continuer indéGniment la même opération, il semble que Ton pourra liminuer indéfîniment la pression de l'air dans le réservoir.

Mais il n'en est pas précisément ainsi, car le gaz du récipient ne pourra tflluer dans le corps de pompe qu'en soulevant la soupape B, et la limite lu vide sera atteinte aussitôt que l'élasticité de ce gaz sera devenue égale

Fîg. g5.

à la résistance de cette soupape B.

Cette première imperfection de la machine primitive a nécessité des modifications dont nous allons donner une figure et une description détaillée

Le piston contient intérieurement

un noyau en métal CC autour duquel sont empilées des rondelles de cuir découpées DD, imbibées d'huile et serrées par un couvercle métallique PP au moyen d'un écrou MM. A l'intérieur du tube CC est un clapet B; c'est un bouton plat qui repose sur la base et bouche exactement un petit

trou A dont elle est percée; il est maintenu adhérent par un ressort à

boudin Irès-lé^r. Pour soulever c« clapel, il faudra que l'air inif- ; exerce sur sa base un excès de pression au moins égnl à son joiè ' iitonlé de lélasiicilé du ressort : mais [«ids et ressort sont Irès-lnn^ {

La Roupapc qui fermait le conduit du récipient a élé remplacée pi tige de laiton qui peut glisser à frottement dans le piston. Elle csi irr par un bouchon conique N qui vient fermer l'ouverture D quand k \ ■ desceni}. IJuand on le relève, il commence parsoulevbr la tige et pu --' la communication avec le récipient; mais aussitôt le sommet supénn' la tige est arrt^té par le couvercle du corps de pompe, et le piston rr jusqu'en liaut en glissant tout lé long d'elle. Par celle disposilim ^ nique, l'air du récipient |>énètrc librement dans le corps de pompe que faible que soit devenue aon élasticité.

Hacbioa à deux corpi. — Au momcnl oti le vide commenn' a

nir complet, il faut, pour soulever le piston, soutenir la presîioi ■

spbérique- qui appuie sur lui et qui dè|>asse io3 kilogrammes |Br '

^ ihclre carré. Pour mr-

'"■ '•*'■ celte difficulté, on a Ji-

l'un auprès de i'auln- ■

corps de pompe pan'it > -

(J'g- 9(>). Kms deui n '

port avec le même iki

I>ar un conduit uniqw l

deux pistons sont sunsi"

de deux tiges à créib

A , B, engrenant avec u> '

dentée qu'on fait mom ■

une manivelle à deu^i";'

K,L;oii fait aîni'iaitn'^

ment monter l'un eldw^

l'autre des deux pL'ioib'

Par cet accouplfi»*

doux machines, on J^-'

l'action et on déîniii. i'

peu près, la résistasrr *'"

sphérique, c^r si le vide est également fait sous les deux piston.', 1^ t"

sions qui s'exercent sur chacun d'eux se composent en une f^''

unique appliquée sur l'axe de la roue dentée et qui est déiniiir f

réjiistance de cet axe, de sorte que l'opération n'est pas plus l'éni'^'

lin qu'au commencement.

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