CHAPITRE I. — ÉQUIVALENT MÉCANIQUE. !I
I^ chaleur produite se mesure par les méthodes calorimétriques ordilaires. Quant au travail dépensé ou détruit par la résistance du liquide.
Fig. i3/|.
il est égal au travail total P/i que l'on obtient en multipliant les deux poid> [)ar la hauteur qu'ils parcourent, diminué du travail ph qui est perdu par les frottements de l'appareil et qui se mesure en réunissant les poulies C »t D par le cordon CD, sans le faire passer sur A, et en cherchant le poids/; nécessaire pour produire la même vitesse. Cette expérience a donné, avec 'eau, E — 4*4*'*"*» et avec le mercure, E = 4*5''^'". En remplaçant la roue t palettes par un disipie de fonte, tournant sur un plan fixe, M. Joule a
trouvé E = 4*6'^*"
II. On comprime de l'air au moyen d'une pompe foulante dans un récipient. Cette pompe et ce récipient sont plongés dans uh calorimètre à eau. Après 3oo coups de piston, le gaz a atteint 2'i atmosphères; on mesure la chaleur C cédée au calorimètre. C provient de la compression du gaz et (lu frottement du piston dans le corps de pompe. Pour évaluer cette dernière influence on recommence l'expérience en laissant le récipient ouvert, et 3o<x nouveaux coups de piston dégagent C calories; C ~ C exprime la chaleur créée par la compression du gaz.
A chaque coup de piston la pression augmente d'une quantité constante et exerce sous le piston des résistances P, P -i- a, P -h 2 a, . . . , P, . Si /est la course du piston, la somme du travail dépensée est
l'équivalent mécanique sera p ^ ^v : on a trouvé 444 kilogrammètres.
110 LIVKK II. — DE I.A CHALEIR.
m. On doit à M. Hirn la (léU»rininalion siii\ante. Un ?ros rylit? fonlo C!) ( fi}*. i3 j) est soutenu par des cordes verticales. Son ikh'.'
pi
Kn E est un morceau de plomb dont le |)oids et la chaleur sjMkifhr TT et C; en AB est un deuxième cylindre liorizontal de |)oi(ls p. Si soulève en A'B' d'une hauteur // et (ju'on le laisse retomber coin* marteau, il écrase le plomb E contre l'enclume CD. Mt*suron< it ' |)erdu et la chaleur j^agnce.
Uî marteau étant élevé de /f, son travail de chute esl/>A; m.>Y lasticité il se relève de /i'; il a donc perdu p[h — //'). D\iuln'[iari clunift a monté de H et a absorbé PII; le travail T défmilivcment i!* par le plomb est p[h — W) — PH.
D'autre part le plomb s'est échauffé de 0, il a f^aj^né ttC.O, H 1 ôj' mécani(jue est égal* au cpiotient de T |)ar t.Ç/l Ces exjxViences ^n- ■ \i'j kilogrammètres.
Les nombres (jue nous venons de trouver sont sensiblement éfauv eux. 11 en faut conclure qu'une unité de chaleur se transforme en i> • grammètres et que 43o kilogrammètres se transforment en une ui^' chaleur.
Il faut conclure en outre que jusqu'à prés(»nl nous devons con>ii ' chaleur comme une somme de forces vives moltculaires. Tous le^l' ultérieurs confirmeront cette idée.
CHAPITRIi 11. — CIHANGEMKM UIi VOLl Ml. 117