ET DES LIQUIDES
D'après ce qui a éié démontré au Chapitre précédent, les corps sont i )mposés de molécules en mouvement. L'ensemble de ces molécules pos- Miie. à un moment donné, une somme de force vive qui est la chaleur quelles contiennent. Les échauffer , c'est auj^menter cx?tte somme; les refriiidir, c'est la diminuer. Elles ressemblent à un timbre en vibration", elles Jransmettent leurs mouvements aux corps environnants. Inverscîment , •nix-ci peuvent leur en céder; lorsque l'échange est égal dans les^deux ^•n>, il y a équilibre de température, et, de deux substances en contact, ' Hlo qui a la température la plus haute est colle (pii cède plus de mouviMnent qu'elle n'en reçoit.
L expérience a déjà prouvé qu'en accumulant de la chaleur, c'est-à-dire *'n augmentant leurs mouvements moléculaires, les corps se dilatent. Cela ' *l facile à concevoir : cela veut dire que les molécules exécutent des osciliJtions plus amples autour de leurs positions d'équilibre, et que par suite ' •>[«C4* total qu'elles occupent s'agrandit. De même une verge qui vibre Mcupe entre ses jwsitions extrêmes un espace d'autant plus grand que les f^*illations sont j>lus étendues.
L'étude de la chaleur, privée jusqu'à ci»s derniers temps d'un guide •-léorique, a été purement empirique. On a comparé les températures •aire elles par les thermomètres à mercure, c'est-à-dire par les change- !wnl? de volume d'un index arbitrairement choisi, et la j)remière question l'ion a expérimentalement étudiée a été de mesurer le changement de 'olume ou la dilatation de tous les corps, pendant qu'un thermomètre pldcé près d*eux s'élève de i degré.
Nous allons résumer les travaux très- nombreux que les physiciens ont '■\éiîulés sur ce sujet.
Nous mesurerons : i** les changements de volume; a** les variations de li< densité ; 3* les quantités de chaleur absorbées par les corps i)endant ces « l«ngcancnls de volume ou de densité.