CHAPITRE IV. — CHALEUR DE FUSION
rature ordinaire, on commence par les liquéfier et môme à les porter à une température t notablement supérieure à leur point de fusion ; puis on les plonge dans un calorimètre dont on suit le réchauffement jusqu'à ce qu'il atteigne la température maximum finale ô. Alors ce calorimètre gagne P(ô — T), et le corps perd : i° pc'{t — ç) en se refroidissant, à l'état liquide, jusqu'à son point de solidification (B; 2*" la chaleur de fusion /?>. en se solidifiant; 3**/?r(G — 0) en se refroidissant, à l'état solide, de S à 0. On a donc
M. Person a obtenu par cette méthode les résultats suivants :
POIKT
do fusion, o Eau 0,0
Phosphore 4^1 > ^
Soufre 1 1 5 , 2
Étain 3^7» 7
Bismuth 26C , 8
Plomb 026,2
Zinc /| 1 5 , 3
Argent »
Mercure »
CHALEUR BPÉCIFIQOe.
CBALBUR
de fusion.
Nous avons supposé jusqu'ici que les corps éprouvaient une fusion brusque et absorbaient brusquement leur chaleur de fusion. Dans cette hypothèse on peut représenter la chaleur qu'ils absorbent par les ordonnées des deux droites OA et CN {^g. 172), raccordées par la ligne verticale ACqui exprime la chaleur de fusion . Mais il y a un grand nombre de corps, comme la cire, le potassium, le verre, etc., qui commencent par se ramollir avant de devenir liquides. Alors la fusion est graduelle et l'absorption de la chaleur l'est également ; la courbe brisée devient continue et se représente par OMBDN. La chaleur de fusion AC n'est plus alors qu'une donnée purement fictive, mais les chaleurs spécifiques varient considérablement aux environs du terme de fusion G.
Oi