‹ Petit traité de physiqueChapitre 116 sur 408 · I. — DES TAPEOBS DAMS LE VIDE · texte numérisé non relu

I. — DES TAPEOBS DAMS LE VIDE

Je suppose qu'on ait plongiS dans une cuvetto pleine de mercure deux baromètres bien purgés d'air, et qu'on introduise dans les deux une pelil* quantité d'eau au moyen dune pipette recourbée. On voit aussitôt cette eau bouillir et le mercure baisser progressivement dans le tub:'. Si le baromètre est terminé par un large ballon, l'ébullition dure très-longtemps, et la dépression se fait très- lentement.

On conclut de là que l'eau se transforme en ira gaz qui a la même composition qu'elle et qu'on nommn vapeur , et que ce gaz exerce une pression sur lo mercure. Il y a deux cas à distinguer : celui o£i on a mis peu de liquide et qu'il se vaporise en entier, et celui où on en a cmploj'é un excès qui reste.

Tapeurs non saturées. — Soit CAD (fig. 173) un tube rempli de vapeur et disposù de façon qu'on puisse progressivement le soulever ou l'abaisser et mesiirer la dépression du mercure. On reconnaîtra qu'en faisant varier le volume occupé par la vapeur, on fait aussi varier sa pression, et que dans chaque cas le produit de ce volume par cette pression est sensiblement constant, c'esl- ' ii-dirc que la loi de Mariotte s'applique aux vapeurs comme elle s'appli<iue aux gaz cl avec les mêmes restrictions.

Si l'on voulait ensuite mesurer la dilatation

de ces vapeurs, on pourrait se servir du même

tube, qu'on en teu refait d'un manchon plein d'eau

plus ou moins chaude; on terminerait sa partie

supérieure par un vaste réservoir, et on l'emplirait à zéro de vapeur d'Other

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