I. — DES TAPEOBS DAMS LE VIDE
Je suppose qu'on ait plongiS dans une cuvetto pleine de mercure deux baromètres bien purgés d'air, et qu'on introduise dans les deux une pelil* quantité d'eau au moyen dune pipette recourbée. On voit aussitôt cette eau bouillir et le mercure baisser progressivement dans le tub:'. Si le baromètre est terminé par un large ballon, l'ébullition dure très-longtemps, et la dépression se fait très- lentement.
On conclut de là que l'eau se transforme en ira gaz qui a la même composition qu'elle et qu'on nommn vapeur , et que ce gaz exerce une pression sur lo mercure. Il y a deux cas à distinguer : celui o£i on a mis peu de liquide et qu'il se vaporise en entier, et celui où on en a cmploj'é un excès qui reste.
Tapeurs non saturées. — Soit CAD (fig. 173) un tube rempli de vapeur et disposù de façon qu'on puisse progressivement le soulever ou l'abaisser et mesiirer la dépression du mercure. On reconnaîtra qu'en faisant varier le volume occupé par la vapeur, on fait aussi varier sa pression, et que dans chaque cas le produit de ce volume par cette pression est sensiblement constant, c'esl- ' ii-dirc que la loi de Mariotte s'applique aux vapeurs comme elle s'appli<iue aux gaz cl avec les mêmes restrictions.
Si l'on voulait ensuite mesurer la dilatation
de ces vapeurs, on pourrait se servir du même
tube, qu'on en teu refait d'un manchon plein d'eau
plus ou moins chaude; on terminerait sa partie
supérieure par un vaste réservoir, et on l'emplirait à zéro de vapeur d'Other