‹ Petit traité de physiqueChapitre 134 sur 408 · CHAPITRE V. — ÉBULLITION · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — ÉBULLITION

la somme, c'est-à-dire le poids d'un litre d'air atmosphérique humide, est

a, = iS^agSiSy

(i H- at)y6o

¥n. — COMMENT SE FORMENT LES VAPEURS : 2"^ PAR ËEULLITION.

L'ébuUition est un cas particulier de l'évaporation. Supposons que la température du liquide croisse progressivement, la force élastique augmentera rapidement, deviendra égale ou supérieure à H, et la formule de Dalton (i) montre que la quantité d'eau évaporée approchera d'un maximum . l'expérience prouve que cela est vrai . Elle prouve en outre que l'évaporation change de caractère et qu'il se fait, dans le liquide, un mouvement tumultueux produit par des bulles de vapeur qui naissent au fond du vase, grossissent en montant et crèvent à la surface. C'est Vélfullition. On voit que l'ébullition commence nécessairement aussitôt que la force élastique de la vapeur devient égale à la pression extérieure. De cette loi générale, déjà énoncée p. i88, on tire les conséquences suivantes.

I. L'ébullition commence pour l'eau à loo degrés, pour l'alcool à 80 et pour les divers liquides à des températures déterminées et fixes : c'est la première loi de l'ébullition.

Tableau de (luelqucs points tl'cùuliitio/K

Acide sulfureux — 10°

Éther chlorhydrique 11

Acide sulfurique anhydre aS

Sulfure de carbone /|8

Éther formique 56

Alcool 80

Acide azotique concentré .86

Eau ioo«

Essence de térébcntliine iS/

Phosphore '^90

Huile de lin 3i6

Acide sulfurique 3a5

Mercure 3Co

Soufre /Joo

II. Toute formation de vapeur entraîne une destruction de chaleur. Si donc un liquide est placé sur un foyer, la chaleur qu'il en reçoit tend à élever sa température; mais sa vaporisation tend à l'abaisser jusqu'à la li-. mite du point d'ébullition ; cette température reste donc constante pendant toute la durée de l'action : c'est la deuxième loi de l'ébullition.

III. Si la pression augmente, il faut que la force élastique croisse et que le point d'ébullition s'élève; si elle diminue, il faut qu'il s'abaisse. On va démontrer cette conséquence par des expériences précises. Une cornue tubulée contenant de l'eau et munie d'un thermomètre A communique avec un tube entouré d'un réfrigérant B et avec un ballon dans lequel plonge un

214 1.IVBE II. — DK LA CHALEUR,

baromètre C (./î^'. igi). Un tube D permet de faire un vide partiel dans Fie. 19»-

l'appareil ou d'y comprimer l'air On trouve alors que I eau bout

%- 19^- Ikn Umfiruum: ShuImpri

On peut encore démontrer la \ariation du point d'ébullilion par une expérience beaucoup plus simple. On Tait bouillir de l'eau dans un ballon il long col, assez longtemps pour que les vapeurs puissent balayer l'air que contient l'appareil; puis, après l'avoir bouché, on le retourne dans un vase plein d'eau (/%■. igS). De celle façon, l'eau ne subira d'autre pression que celle de la vapeur qui lui est superposée ; elle cessera de bouillir, et peu k peu elle se refroidira. Si alors on

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