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CHAPITRE VI. — HYGROMÉTRIE

Ub

Fig. 201.

l'appareil change de place. On peut approximativement écrire -r = 0,0007,

ce qui donne

Hygromètres à condensation. — Le Roy^ de Montpellier, a proposé le premier de refroidir dans l'air un vase plein d'eau en y jetant successivement de petits morceaux de glace, jusqu'au moment où un dépôt de rosée commence à se former sur sa surface. Si la rosée se forme à /', c'est qu'à cette température l'air commence à être sursaturé et que la force élastique / de la vapeur qu'il contient est un peu plus grande que la tension maximum F' qui correspond à t'. On laisse ensuite réchauffer le vase peu à peu, et bientôt la rosée disparaît à la température /"; à cet instant l'air cesse d'être saturé, puisque l'eau condensée reprend l'état gazeux, et la force élastique / est inférieure à la tension maximum F" qui correspond à /"; / se trouve ainsi comprise entre F' et F" : en moyenne elle est égale

, F'-hF" a •

Tel est le principe des hygromètres condenseurs. Pour le réaliser, Daniell place sur un support (^g. 201 ) un siphon de verre fermé, purgé d'air

et contenant de l'éther en A. Il est terminé par deux boules : la première D qui est couverte d'une gaze ; la deuxième A, qui est nue, et dans laquelle est fixé un thermomètre très-sensible BC. On verse quelques gouttes d'éther sur la gaze qui recouvre D; elles s'évaporent rapidement et refroidissent la boule D. D'après le principe delà paroi froide, il se 'produit une distillation du liquide intérieur de A vers D, une absorption de chaleur latente en A, un refroidissement du

thermomètre BC et bientôt un dépôt de rosée

^"^ sur la boule A. L'observateur se place à une

petite distance, de manière à voir se réfléchir l'image du ciel sur la surface du verre en B ; il reconnaît le moment où la rosée se forme, au voile qui s'étend sur le point brillant et à une diminution brusque dans l'intensité delà lumière réfléchie; il note alors la température : c'est t'. En cessant de verser de l'éther sur D, cette température se relève, et quand la rosée disparaît, le thermomètre marque t".

Cet appareil offre encore quelques inconvénients, que M. Regnault évite

par la disposition suivante.

2S6 LIVRE II.— DE I.A CHAI-El'R.

Un tube de verre E ^Jïg- îoï), terminé par un dé d'argent très-mince et parrailemenlpoli, contient de l'éther. Le bouchon qui le ferme donni; fifxks, d'abord à un tube B qui plonge dans le liquide, ensuite à un autre tube A qui affleure au bouchon et qui communique avec un aspirateur, enfîn à un thermomètre qui indique la température intérieure. Quand l'aspirateur marche, un courant d'air circule dans l'éther, y produit une évaporation et un refroidissement, et bientôt la rosée se dépose sur le dé d'argeni. On remarquera ■. 1° que cette manipulation tout intérieure ne change pas l'état de l'air ambiant ; 2° que le dé d'argent très-mince et tcès-conducleur est à la même température sur ses deux bces; 3° que le liquide agité constamment est au même dçgré dans l«us ses points, et que le thermomètre indique nécessairement la température de l'air qui enveloppe la surface du dé; 4° enfin qu'en réglant convenablement le jeu de l'aspirateur on peut produire un refroidissement rapide ou lent, » volonté, et s'arrêter précisément au moment où le voile de rosée se forme.

Pour saisir avec précision le moment où la rosée se dépose , on établi t en F un second dé semblable au premier, mais dans lequel on ne met pas d'éther. L'observateur se place à 10 mètres environ, avec une lunette à colonne qui vise les deux tubes à la fois, il suit la marche des thermomètres et coqslate le dépôt de rosée par la différence d'éclat des deux d^s. A ce moment, on ferme le robinet et on lit la température ('. L'appareil se réchaulfe ensuite, et après un temps très-court la surface réfléchissante redevenant claire, on note C qui est très-sensiblement égale à ('.

La méthode des hygromètres à condensation est sans contredit préférable il toutes les autres.

Rosée. -- Les météores aqueux sont, en général, trèsKM)mpliqués ; un seul est simple, c'est la rosée. Après le coucher du soleil, la terre se refroidit et rayonne vers les espaces célestes. Si le ciel est couvert, les nuages lui renvoient ce qu'elle perd; il en est do même si elle est abritée par des ar-

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