‹ Petit traité de physiqueChapitre 140 sur 408 · CHAPITRE VI. — HYGROMÉTRIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — HYGROMÉTRIE

rapport de l'exaclilude, mais elle exige des opt^rations longues et déli-

. Un tube de caoutchouc fixé en A {fg. 199) vacliercher l'air dans l'atmosphère au point que l'on veut étudier, et un aspira[«ur plein d'eau qui

s'écoule lentement, provoque un courant d'air qui traverse trois tubes pleins de ponce sulfurique. Le gaz dépose la presque totalité de sa vapeur dans le premier tube et achève de se dessécher dans le second ; le troisième est destiné à empêcher Vhumidilé de l'aspirateur de revenir en sens inverse du courant gazeux, pour se dissoudre dans la pierre ponce. On a pesé les deux premiers avant l'opération, on les pèse de nouveau quand elle est terminée, et l'augmentation qu'ils ont éprouvée est le poids de la vapeur. On a, d'après la formule (2}

Les aspirateurs que l'on emploie aujourd'hui permettent de continuer l'opération pendant très-longtemps. Us sont composés de deux réservoirs

a!4 LIVRE 11. -DE LA CHALEUR.

placés l'un au-deasus de l'autre et qui tournent à frottement autour d'un axe horizontal BF. L'air est aspiré i>ar le tube ABC, il arrive en C au-dessus du niveau de l'eau et la remplace dans le réservoir DC, pen« danl qu'elle s'écoule par le conduit DD. En môme temps le vase inférieur s'emplit et l'air s'en échappé par un autre tube EF. Quand tout le liquide est tombé, on retourne les deux réservoirs autour de l'axe EF, et comme ils sont construits d'une manière identique, ils ne font que chan^r de rôle en changeant de place.

Héthode du psjrchromàtre. — Plaçons l'un auprès de l'autre [fif;. 200 ) sur une même planchette deux thermomètres B et C, bien concordants et trèssensibles. Enveloppons le réservoir du second avec une étoiïe de gaze toujours liumecti''e avec de l'eau qu'elle reçoit d'un réservoir A, par l'intermédiaire d'une mèclie de coton. Cet instrument est le psychromètre. Nous avons déjà dit que la difTérence ( — (' entre les thermomètres sec et mouillé s'exprime par la formule (a) de la page '209 :

qui donne

Si dune OD a déterminé préalablement lu constante A, on pourra mesurer ( — (' et H, chercher dans les Tables la tension maximum F' qui correspond à t', et calculer la valeur de la tension actuelle/de la vapeur atmosphérique.

Pour déterminer la valeur du coefficient A qui convient au lieu dans lequel on vent placer le psychromètre, on fera parla mélliode chimique plusieurs expériences qui donneront la valeur exacte de /. En même temps on observera ( et (' au psychromètre, et en remplaçant CL'S quantités /, t et (' dans la formule, on calculera A. Ce coefficient est à peu près constant pour un même lieu, mais il varie sensiblement quand

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