CHAPITRE IV - MULTIPLICATEURS
Hnltiplicatenr de Roltz. — Voici une machine d'invention récente qui agit comme un électropliore continu. En h {Jîg. 149) se trouve une feuille de papier collée sur une lame de verre fixe ; on la charge positivement en la touchant avec un verre frotté. Vis-à-vis est un plateau de \erre
'FF', verni à la gomme laque, qu'on feit tourner rapidement, et derrière ce plaleau un peigne isolé communiquant avec un conducteur C. Le fluide positif de k attire le négatif sur le peigne et repousse le positif sur le conducteur C qui le garde. Mais l'électridté négative ne reste pas sur le peigne à cause des pointes dont il est garni ; elle s'échappe, est arrêtée par le plateau F et est entraînée dans son mouvement. Elle arrive vis-à-vis d'un autre peigne C'A', elle attire du fluide positif, retourne à l'état neutre et charge négativement le conducteur C. Il est évident que la continuation du mouvement produira indéfiniment le même effet et que l'on obtiendra des quantités indéfinies de fluide positif et négatir.
En A' est un autre morceau de papier qui se charge négativement et qui devient à son tour l'origine d'un nouveau développement d'électricité. Ces papiers sont tous deux suivis de fenêtres percées dans le plateau fixe pour empêcher toute sa surface de s'électriser de la même manière.
Le Buide qu'on a mis en A persiste tant que la machine fonctionne, mais ' disparaît auesitdt qu'elle se repose, et il faut à chaque instant réamorcer la machine. On peut éviter cet inconvénient par des modifîcatiwis simples de l'appareil primitif; nous citerons la machine de M. Carré (/'f. aôo).
Fig. ^jo.
Un premier plateau de caoutchouc durci AA est mis directement en rotation par une manivelle; il est frotté par une paire de coussins C. Vis-à-vis de lui se trouve un plateau multiplicateur AB tournant rapidement en faa' des peignes D et F qui communiquent avec les conducteurs L et,;^''- ^ j^" et l'explication sont les mêmes que dans l'appareil de Hoitz : le plateau AA chargé positivement décompose le fluide de DL, attire l'électricité négative qui se place sur le plateau multiplicateur AB, et repousse la positive en L; par le mouvement de AB, le fluide négatif arrive en face de F qui cède de l'électricité positive tandis que la négative se rend enj^.
Ces machines sont incomparablement plus puissantes que les anciennes. Entre les deux armatures de noms contraires on voit des étincelles presque