CHAPITRE I. — GALVANOMETRE
sure la déviation d'une aiguille convenablement disposée dans son voisinage. On emploie, pour faire cette mesure, l'appareil nommé f^alvammètrc .
Galvanomètre. — On replie le fil conducteur autour de l'aiguille AB sur un cadre DEFC [fig. 264 ). Chacun des côtés du rectangle agit de manière
à dévier le pôle austral vers la gauche du courant. Or, que l'on suppose d'abord la poupée en p sur EF, et qu'on la fasse ensuite glisser sur le fil pour l'amener en p', /?", p"\ avec la condition qu'elle regarde toujours l'aiguille, sa droite reste dirigée en arrière et sa gauche en avant du tableau, et, par suite, toutes les parties du rectangle concourent à imprimer à l'aiguille une déviation de môme sens, indiquée par les flèches A et B. On ramène ensuite le fil de manière à former un second tour sur le rectangle, ce qui double l'action; et, si l'on fait mille tours égaux, l'effet devient mille fois plus grand : de là le nom de multiplicateur que l'on donne à cet instrument. On peut encore augmenter la sensibilité de l'appareil en employant un système de deux aiguilles opposées AB, A'B' fixées à une tige verticale qui les rend solidaires. La terre agit inversement sur chacune»d'elles et produit sur leur système une action qui est sensiblement nulle. D'un autre côté, l'effet total du courant se composera de celui qui s'exerce sur l'aiguille AB, lequel est, comme précédemment, représenté par les flèches A et B, et aussi de l'action exercée sur A'B'. Or cette action se réduira sensiblement à l'effet de la partie FC, qui est prédominante, parce qu'elle est la plus rapprochée. Si donc on retourne la poupée /?' pour qu'elle regarde A'B', elle aura sa gauche derrière le tableau, et le courant y chassera le pôle A' dans le môme sens que la flèche A. Conséquemment, l'addition d'une seconde aiguille a le double avantage de diminuer l'action terrestre et d'augmenter l'action du courant; et si l'on se rappelle que celle-ci est propor-
30S LIVRE IV. — ELeCTHO-DYNAMIQUE.
tionnelle au nombre des tours, on voit quêta sensibilité de l'appareil ne sera limitée que par des difRcullés de construction.
Les^^. iG5 et 2G6 représentent une coupe et l'aspect général d'un galvanomètre. L'appareil repose sur un pied à vis calantes et tourne autour
Fig. i65. Fig. 16 G.
dun axe vertical F qui permet de l'orienter ; une vis de pression E le fixe invariablement quand il est réglé. Le cadre CD est de cuivre ; il est percé d'un trou vertical A, destiné à laisser passer la tige qui réunit les deux aiguilles ; il est entouré de lils de cuivre recouverts de soie qui en font le tour un nombre plus ou moins considérable de fois et qui aboutissent à des poupées extérieures AA, BB qu'on voit /fg-. 166 ; enfin il est recouvert d'un cercle horizontal divisé, dont la ligne o~i So est parallèle aux plans des fils. Les deux aiguilles sont soutenues à une potence par un fd de cocon AB accroché à un bouton A, que l'on peut soulever ou abaisser, suivant que l'on veut les suspendre librement ou les laisser reposer sur le cadre pour arrêter leurs oscillations. L'aiguille supérieure parcourt les divisions du cercle et mesure les déviations. Le tout est recouvert d'une cloche de verre. La fig. 167 montre un grand galvanomètre vertical construit sur les mêmes principes et qui peut servir dans les cours.