CHAPITRE I. —PILE SÈCHE
pile dans le Didme ordre, au nombre de douze i. quinze cents. On arme les deux extrémités de disques de cuivre, on comprime le paquet, on le lie par des cordonnets de soie, et on le préserve de l'air par une couche de sourre ou de gomme laque fondus.
Le couple constituant de cette pile peut se repr^nter comme il suit :
La force électromotrice se développe au point où se produit une actios chimique entre le zinc qui s'oiyde et devient négatif, et le bioxyde qui cède de l'oxygène et devient positif. Le papier sert de conducteur entre un couple et le suivant; il remplace le cuivre des pilee ordinaires. Delezenne a constaté que ces piles ne fonctionnent qu'autant que le papier est un peu humide, qu'elles deviennent inactives au bout de plusieurs années, et qu'alors les surfaces en contact du zinc et du bioiyde se sont altérées notablement par l'effet prolcmgé de l'action chimique. Biles manifestent aux p61es une tension assez grande, mais ne produisent qu'un courant insignifiant.
Pour constater leur tension, on place verticalement deux piles {J!g. aSjJ
Fig.»8(l.
. réunies à la base et présentant à leurs sommets deux pâles de nom contraire A et B; ces p61e6 attirent une aiguille tournante de gomme laque, terminée par deux lames de clinquant, qui les vient toucher à chaque demirévolution, et qui est repoussée ensuite : il en résulte un mouvement de rotation qui se continue pendant plusieurs années.
Les deux boutons A et B étant également et inversement chargés, une
3!1 LIVRE IV. ~ ÉLECTHO-DYNAM IQUE.
lame d'or f(fig. a85j placée à égale distance de ces deux pôles reste immobile, sollicitée par deux altraclions contraires. Si l'on approche de E un
corps chargé positivement, la lame/devient positive, et elle est attirée par — A ; elle se portera, au contraire, sur -i- B si le corps approché est ojiargé négativement. C'est l'éleclroscope de Bohnenberger.