I. — ËLEGTB0LT8S
Quand on joinl aux deuK pAIes de la pile deux Tils conducteurs quelconques, et qu'on réunit leurs extrémités libres par un composé chimique liquide, capable d'être traversé par le courant, il est décomposé. Les deux conducteurs se nomment électrodes, le composé s'appelle électrolyte, et l'acte de la décomposition sous l'influence du courant reçoit le nom fHéleetrolyse ou A'élecirofysation.
On Ëiit les expériences avec l'appareil suivant {fig. aSG], qui se com-
Fig. 186.
pose : 1° d'une cloche renversée au fond delaquclle on a coulé du mastic isolant ; a" de deux électrodes de platine qui traversent ce mastic ; 3° de deux éprouvcttes graduées destinées à recueillir les gaz. Voici ce que l'on observe avec divers composés.
Composés binaires. — ï. Si la cloche contient de l'eau, celle-ci est décomposée : l'oxygène se dégage à l'électrode positive, et un volume double
d'hydrogène se rassemble au pôle négatif. Si l'eau est pure^ elle est très-peu conductrice, le courant est très-faible, et la décomposition très-lente ; elle s'active si l'on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique qui augmentent la oonductibilité. Cette expérience a été faite en 1 800 par Carliste et Nicholson.
n. Les dissolutions concentrées des acides bromhydrique^ chlorhydrique, fodhydrique se séparent en hydrogène au pôle négatif, et en brome, chlore ea iode au fil positif.
in. Les chlorures, bromures, iodures, et en général les composés d*un métalloïde et d'un métal, dégagent ce métalloïde au pôle positif et laissent déposer le métal sur l'électrode négative.
IV. Les oxydes se comportent d'une manière analogue. Davy soumit à Faction d'une pile de uSo couples un fragment de potasse caustique ; il vit Foxygène se dégager au pôle positif, et au pôle négatif se rassembler de petits globules brillants d'un métal nouveau qu'il appela potassium. La même expérience, répétée avec la soude, donne le sodium. Pour recueillir ces métaux, on creuse à la surface du fragment une cavité C (Jîg. aSy),
qu'on remplit de mercure, et on y plonge l'électrode négative. Au bout de quelque temps, ce mercure prend l'aspect d'un alliage, et il laisse le potassium pour résidu, quand on le distille dans l'huile de naphte.
Sels. — Les sels à acides minéraux abandonnent leur métal sur l'électrode négative ; l'acide et l'oxygène se rendent au pôle positif. C'est ainsi que le sulfate de cuivre SO'CuO donne Cu au pôle — et SO', 0 au pôle -h. On explique cette décomposition en admettant que SO' Cu 0 est formé par la combinaison binaire d'un métal Cu et d'un radical composé (S0% 0 = SO*) et que le courant ne fait autre chose que séparer ces éléments. L'hydrogène étant un véritable métal, l'eau aiguisée d'acide sulfurique pourra être considérée comme un sulfate d'eau SO^ H. Alors la loi de toutes les décompositions précédentes sera celle-ci : « Les composés binaires formés par un métal uni à un radical, .c'est-à-dire à un métalloïde ou à un acide smroxygéné, se détruisent par le passage d'un courant; le radical se porte au pôle positif, et le métal au pôle négatif. »
Ces phénomènes s'expliquent, comme le courant, par la théorie électro-