‹ Petit traité de physiqueChapitre 212 sur 408 · I. — CAS DES PUES THEBMO-ÉLEGTBiaUES · texte numérisé non relu

I. — CAS DES PUES THEBMO-ÉLEGTBiaUES

Quand on réunit les pôles d'une pile par un conducteur dont les conditions sont invariablement fixées, on obtient un courant d'une intensité déterminée. Mais si Ton vient à ajouter une portion métallique ou liquide à ce conducteur , ou bien à la supprimer, on voit l'intensité diminuer ou augmenter. Cela montre que les corps traversés par l'électricité lui opposent une résistance et en diminuent la quantité. On va se proposer de calculer l'intensité du courant engendré quand on connaît : i° le nombre, l'étendue et l'espèce des éléments de la pile ; 2** le nombre, l'étendue et l'espèce des conducteurs interpolaires. Ce problème a été résolu théoriquement par Ohm, et ses formules ont été vérifiées d'abord par Fechner. Un peu plus tard , elles furent retrouvées expérimentalement par Pouillet, qui ignorait les travaux de Ohm.

Piles thermo-électriques. — Pour étudier d'abord le cas le plus simple, celui d'un élément thermo-électrique, Pouillet avait préparé plusieurs cylindres de bismuth identiques, présentant la forme d'un U renversé [fi^, 3o4). Aux extrémités C et B il soudait deux fils de cuivre gros et courts, CE et BD, et il plongeait les deux soudures dans deux vases, G et F, dont l'un était maintenu à o degré, et dont l'autre était porté à la température de 100 degrés. L'énergie de tous ces éléments était sensiblement égale. M. Pouillet en prit deux, ferma les deux circuits par des fils différents et fit varier successivement la longueur, la section et la matière des conducteurs.

I* Il réunit les deux pôles de l'élément n° i par un fil de cuivre de longueur /,, ceux de l'élément n° % par un fil pareil de longueur /,, et enroula ces fils en sens inverse sur le cadre d'un môme galvanomètre, en faisant /, tours avec le premier et /, tours avec le second. Les actions exer-

aiguille étaient opposées et proportionnelles au)

Fie- 3o4.

intensités I, el I, par /, et /,. Le galvaDomètre ne fut pas dévié, ce qui prouvait que les actions étaient égales el qu'on avait

Les intensités des coumnls engendrés par un couple l/ierino-éteetrique sont, toutes choses égales d'ailleurs, en raison inverse des longueurs du

2° Répétons la même expérience avec deux fils de même nature, égaux en longueur, ayant des sections diFTérentes* j, , s,. Pour rendra égales les deux actions exercées sur l'aiguille, il faut que les nombres de tours soient I, pour le premier et *, pour le second, ce qui donne

ï,^ s^' t, toutes choses égales d'ailleurs, pro//ortionaciles aux sections du circuit,

3° En prenant dos conducteurs de mêmes longueur et section, mais furmés avec des matières dilTérenles, les intensités sont proportionnelles à une constante spécifique c. Ces résultats se résument dans la formule

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