‹ Petit traité de physiqueChapitre 217 sur 408 · X-hV' *»~r-+-X · texte numérisé non relu

X-hV' *»~r-+-X

Deux de ces équations feront connaître les constantes A et /*, et les autres devront vérifier la loi : c'est ce que Pouillet a trouvé en effet.

Piles hydro-électriques. — Considérons une pile formée de n éléments à action constante, dont les forces électromotrices sont A|, A,, A3,. . ., et les résistances propres r,, r,, r^.... Le premier engendre un courant qui parcourt le conducteur extérieur dont la résistance est R, et tous les éléments de la pile qui offrent une somme de résistances r^-hr^-h r, L'intensité sera

le courant donné par le deuxième élément traversera le môme circuit, et l'on aura

' R -H Tj H- T-j -f- r^ -f- . . . '

il en sera de môme de chacun des autres. Tous ces courants se réuniront en un seul égal à leur somme

A, -+- A, -H . . «-t- A, ZA

Discussion de la formule. — Les piles étant ordinairement composées de couples identiques, on peut supposer égales les forces électromotrices et les résistances de chacun d'eux : la formule ( 5 ) devient

nr

Fig. 3 10.

Nous verrons bientôt que A est indépendant de l'étendue des couples

et ne varie qu'avec la nature et la disposition des liquides et des métaux, r est la résistance d'un couple ou d'un prisme liquide CCZZ [fig. 3io) dont la conductibilté est c, dont la section et la longueur sont égales à la surface ^ et à la distance d des deux lames métal-

liques. Sa longueur réduite est égale à —? et, en la remplaçant dans la formule des intensités,

B-JÇ

d es

kcs

Quand R = o, I est égale à sa valeur maxima —y- , elle est proportionnelle à la surface s des couples, en raison inverse de leur distance d et indépendante du nombre des éléments. Ainsi, dans le cas où la résistance extérieure est faible, il faudra employer un seul couple à surfaces larges

et rapprochées. Mais lorsque R sera assez grand pour que —; soit négli-

geable par rapport à — ? l'intensité se réduira à -r^" î il "Y *^^ pl"s à

s'occuper de l'étendue des couples, mais on devra multiplier leur nombre autant qu'on le pourra.

m. — MESURE DES GONDUGTIBIUTÉS ÉLEGTRiaUES.

Les formules de Ohm exigent que l'on connaisse la conductibilité des substances qu'on emploie et la force électromotrice des éléments de pile. Mesurons d'abord les conductibilités. On y parvient au moyen d'un instrument imaginé par M. Wheatstone, et qu'on nomme rhéostat[fig. 3ii ).

Rhéostat. — Sur une table de bois sont placés, horizontalement et parallèlement, un cylindre de cuivre C et une vis de bois ou de verre G, dont

Page 1