CHAPITRE III. — RHÉOSTAT
le pas est de i millimètre. Tous deux ont un diamètre égal et peuvent tourner autour de leur axe dans le même sens et de la mËme quantité. Le mouvement est donné au cylindre C par une manivelle P et se transmet à la vis D par deux roues d'engrenage égales, m et n, reliées par un
Fig, 3m.
pignon 0. Un fil métallique bien homogène et très-lin est enroulé de D en C sur le métal, de G en H dans les sillons de la vis; et le nombre de tours augmente ou diminue sur celle-ci, suivant qu'on fait marcher la manivelle dans un sens ou dans l'autre. Comme, à chaque circonférence que l'on fait, le fil de jonction GC avance de i millimètre, le nombre de tours total se mesure par une règle divisée GF, et les fractions de tour sont appréciées par le mouvement d'une aiguille qui parcourt un cercle fixe aa. Supposons maintenant que le courant vienne de A en B, il traversera le cylindre de B en C sans éprouver de résistaifce sensible ; puis il passera de C en G et parcourra toutes les spires du fil qui sont logées dans la rainure de la vis isolante; après quoi ilreviendra par m jusqu'à la poupée 1 et jusqu'au pôle négalif par IKL. On pourra donc augmenter ou diminuer la longueur du circuit en augmentant ou en diminuant le nombre des spires sur la vis. Si ce nombre est n et si le rayon de la vis est r, aitrn sera la longueur
du fil et — ^^ sa résislance.
Pour employer cet appareil à la mesure des conductibilités , on a placé
sur la même table une seconde poupée K vis-à-vis de la première 1 ; toutes deux peuvent être réunies ou sépariSes par un bras métallique M assez gros pour n'avoir pas de résistance sensible. Supposons qu'elles soient d'abord réunies ; le courant passera par le rhéostat, reviendra par IMKL jusqu'au boulon L et jusqu'à la pile par l'intermédiaire d'un galvanomètre dont on notera la déviation. Si nous séparons ensuite les poupées I et K en écartant le bras M, la communication sera interrompue; mais on la rétablit par le fil IRK dont on vetxl trouver la conductibilité; il est traversé par le courant, qu'il affaiblit, parce qu'il oppose une résislance déterminée, et l'on fait tourner le rhéostat de manière à diminuer de n le nombre de tours enroulés sur GH, jusqu'à ce que la déviation soit redevenue la même qu'avant l'introduction du Ql d'épreuve. D'une part, on a
introduit la résistance -7-7 du fil à essayer ; de l'autre, on a supprimé celle Fîg, 3ii. du fil déroulé qui est 1
et, puisque le courant est resté Je même, il faut que
On peut ainsi comparer les conductibilités de tous les corps fi celle d'un métal prîs comme terme do comparaison. Le mercure est le plus convenable.
Quand il s'agit de liquides,
on emploie uno autre sorte
de rhéostat {^g. 3n), qui
se compose essentiellement
d^un tube de cristal rodé de
rayon ret do section s = Trr'.
Il est plongé dans une éprou-
vette MN pleine du liquide
qu'on veut étudier, et on
introduit dans l'intérieur une lige ctl qui s'enfonce plus ou moins par le jeu
d'une crémaillère divisée BB'. On fait arriver le courant par cette tige; il
traverse, de rf en E, une longueur de liquide qu'on fait varier à volonté,
et il sort par une plaque métallique E. Voici un tableau des résultats :