CHAPITRE 1. — ÉLECTK0-AIM4NTS
coaiaci. 11 est clair qu'elle s'aimanle sou8 l'influence des pôles. Elle porte un crochet auquel on suspend des poids , et ce qu'elle peut porter
est très- supérieur au double de ce que soutiendrait un seul \A\e. Si on la laisse en adhérence pendant un jour, on peut lui ajouter un nouveau poids sans le faire tomber; le lendemain on peut en ajouter un second, et ainsi de suite successivement ; de façon que la force porlative augmente à mesure que le temps s'accroit. Il arrive pourtant un moment où le contact tombe, et si l'on essaye de le replacer, la fi*ce portative est redevenue ce qu'elle était au premier moment.
Aimantation par les courants. — Les meilleurs aimants ne portent pas plus de aSo kilogrammes. Mais on obtient des résultais incomparablement plus puissants en aimantant des masses de fer doux par
des courants. Ordinairement on les recourbe en fer à cheval AOB (fig. 369), et l'on entoure les deux extrémités de deux bobines de 61s
enroulés en sens inverse, M et N, à travers lesquelles on fait passer le courant. Cet appareil se nomme éleçiremimant. On pcuL le suspendre à une potence et lui présenter un contact de fer doux ; celui-ci adhère aus pôles A et B, et il faut quelquefois plus de looo kilogrammes jiour le séparer, La Jig. 370 représenta deux électro-aimants M, N, l'un fixe, l'autre mobile, qui s'attirent par leurs pôles de nom contraire et que l'on peut séparer par des poiHs placés sur la planche CD.
Fij. 370.
On aimante l'acier par les mêmes procédés. Il suffit d'envelopper les barreaux d'une bobine, de la faire glisser d'une extrémité à l'autre pendant un temps très-court, et l'acier prend aussitôt son maximum de force. La^jÇ. 371 représente un très-fort aimant suspendu à une traverse et enveloppé de deux bobines C, C qu'on peut faire glisser par la corde EF. Le contact est fixé par une tige GH ; elle s'attache à un levier HK dont le point d'appui est en 0. En promenant un poids P le long de ce bras de le-