I. — LOI DES ATTEAGTI0N8 £T DES BÉPULSIONS MAfillinaïïES
On sait que deux pôles de solénoïdes s'attirent ou se repoussent en raison inverse du carré des distances. Il doit en être de même de deux pôles d'aimant; c'est, en effft, ce que Coulomb a expérimentalement démontré par les deux méthodes suivantes :
Méthode des oscillations. — Suspendons horizontalement une aiguille
aimantée AB, très-courte, de longueur /, à un fil de cocon assez long pour
qu'on puisse négliger sa réaction élastique [fig. 872). L'action de la terre
p. , ^ se réduit à deux forces F, F' égales
entre elles, appliquées aux pôles A, B, à une distance / du milieu, et dont les moments seraient F / si elles , agissaient normalement. F/ est o>e qu'on nomme le moment magnétique de l'aiguille. Quand celle-ci aura été écartée de sa position d'équilibre, elle oscillera comme un pendule, et la force F s'exprimera par la formule connue
Après avoir fait osciller l'aiguille sous la seule action de la terre, plaçons en B' (fg, 372) dans la direction OB' du méridien magnétiqne, et à une distance d, le pôle boréal d'un aimant Irès-allongé et dressé verticalement, de façon que son pôle austral soit assez éloigné pour qu'on puisse négliger son effet. B' agira par attraction sur A et par répulsion sur B ; il en résultera sur l'aiguille un système de deux forces opposées et appliquées aux deux pôles A et B ; et comme l'aiguille est très-courte, nous admettrons qu'elles sont égales et parallèles, et que la distance de B' aux pôles A et B est sensiblement égale à OB'. Soit F' la valeur de ces