‹ Petit traité de physiqueChapitre 26 sur 408 · CB~BB · texte numérisé non relu

CB~BB

A'C m' CB'"" m '

donc le point C est y à un moment quelconque ^ le centre de gravité des deux corps, et il reste immobile.

11 résulte de là que, si une pièce de canon et le boulet qu'elle lance étaient libres de toute résistance, leur centre de gravité commun resterait indéfiniment le même. Cette conséquence se généralise en Mécanique : une bombe dont le centre dç gravité décrit une parabole dans le vide, éclatant pendant sa course, se divise en divers fragments, dont le centre de gravité commun continue la parabole.

Choc des corps. '— Si les deux masses /w, m' ont reçu des vitesses i», v' dirigées toutes deux de A vers B, et que v soit plus grand que v', les corps arriveront à se rencontrer, seront pendant un temps très-court pressés l'un contre l'autre, et une force réciproque agira entre eux pour augmenter la vitesse de B d'une quantité x', et diminuer celle de A d'une quantité x; ces quantités seront en raison inverse des masses /«', m, et nous aurons mx •=. m'x' . Si les deux corps ne sont pas élastiques, ils resteront déformés, ne se sépareront pas et continueront leur marche avec une vitesse commune v -y- x z=. v^ -\- x' . On tire de ces deux équations les valeurs de .r et de x\ et celle de la vitesse commune des deux masses réunies, laquelle est

Si les vitesses r, c' sont de directions opposées, il faut, dans cette formule, écrire — mV à la place de wV.

Si lus (IcuiL corps sntit «lustiqueB, le résultat «ern dilïércnt. lU se comprimfront BU moinetil du cliot, mais reprendront aussitôt leur forme primitive. Ij)

De mCme, la masse m' aura [fagné une vitesse i''+ ix'; et en substituant pourf el x' les vdIcui-k déterminées précédemment, on trouve que les vitesse» déllnilivea de m cl do la' sont rcspeclivoment

En Bupposanl les masses cjj.iles, ces deui espressions deviennent simplement v" el f, c'est-à-dire que les corps ont échangé leurs vt'lesses après le clioc. Si la sphère R est primitivement on repos, on a >■' = o, et. la bille clioquaiite reste en repos pendant qne la bille choquée prend la vitesse de la première. Ce résultat Séverine aisément pir l'eipérieDce. On suspend à un support commun (^g. 3i)

plusieurs billes d|ivoire égales, eu conlaul et ranjjées en ligne droite; on écarte la première d'un angle quelconque et la laisse retomber. Elle vient choquer la bille suivante, puis elle resle en repos, en cédant toute sa vitesse ii ta dcuiième bille, qui la transmet il la troisième, el ce jeu, secontinuant jusqu'à la sphère R, celle-èi se soulève et retombe ensuite avec la même vitesse qu'avait d'abord la sphère A. Celte vitesse retourne alors jusqu'il la première bille, qui se soulève de nouveau, et l'on a ainsi un pendule Tormé de parties intermédiaires immo- ' biles et de deux billes extrêmes, qui seules oscillent.

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