‹ Petit traité de physiqueChapitre 27 sur 408 · CHAPITRE I. — ÉLASTICITÉ DES SOLIDES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — ÉLASTICITÉ DES SOLIDES

Quand une bille vient frapper un obstacle R de masse très-grande, on a t^'r^o,

et Ton peut supposer' — ; = o; les vitesses définitives sont alors — t' et zxiro,

c'est-à-dire que la bille reçoit, après le choc, une vitesse éjale et contraire à celle qu'elle avait. Ainsi, par exemple, une bille d'ivoire qu'on laisse tomber sur un plan de marbre rebondit et remonte jusqu'au point d*où elle est tombée, retombe, remonte, et ainsi de suite. Mais ce mouvement finit par s'éteindre, parce que l'élasticité n'est jamais parfaite, et parce que la résistance de l'obstacle n'est pas infinie.

Enfin, si la bille vient frapper obliquement le plan résistant, sa vitesse se décompose en deux autres, l'une tangentielle, l'autre normale, qui seule change de signe; il en résulte une vitesse finale faisant avec le plan un angle de réflexion égal à l'angle d'incidence. C'est sur cette réflexion du choc que repose le jeu de billard.

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