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I. — HOTGUBS fiLECTBIftHES

La possibilité d'aimanter et de désaimanter rapidemeot le fer par Tac-

tion des courants a conduit à construire des moteurs électriques. Concevons {fig. ^24) un aimant NS en fer à cheval, et entre ses pôles un électrO' aimant BC mobile autour d'un ase vertical. Un godet AB divisé en deux compartiments contient du mercure, qui s'élève au-dessus de la cloison.

Les deux extrémités du fil de DC touchent ce mercure, mais non paslacloison, et peuvent tourner autour de l'axe. Le courant de la pile arrive par a dans le compartiment A; il traverse CB, retourne en B, puis à la pile. Par l'effet de ce courant, C et D ont pris des p6les opposés à N et S; ils sont attirés et continuent leur roule par la vitesse acquise. Au moment où ils passent vis-à-vis

de N et de S, les extrémités du fil changent de compartiment, l'aimantation

change de signe, les pôles sont repousses, continuent leur route, et U en

résulte une rotation très-rapide.

Par des constructions analogues, on a disposé de nombreux moteurs

électriques. Nous donnerons ici le principe de l'un de ceuï qui ont été

imaginés par Froment.

Sur une roue circulaire mobile autour de 0 [Jîg. 4^5) est fixée une

ceinture de huit fers doux équidistants, parallèles à l'axe, et dont les

extrémité se projettent en a, p, 7,...; chacun des angles aO?, pOy, ... est égal à : de circonférence. Tout autour et sur un support solide el fîxe sont placés six électro-aimants ^'B' *'*■ en fer à cheval projetés en H,

F, D,.-'i et chacun des angles HOF, FDD,. .. est égal à ^ de circonférence. Par conséquent, lorsque deux électro -aimant s H et H' sont en face de deux fers doux a et a', les suivants F et F' sont en avance d'un angle égal à i — j =^ 5V de circonférence sur les fers p et 5', L'appareil est disposé de façon que, dans ce cas, le courant passe dans les électro-aimanls F et F'; alors ils attirent p el p', lesquels se mellent en mouvement et font marcher l'appareil de -j; de tour, après quoi p et p' sont en face de F et de F'. Aussitôt le courant cesse de passer dans F et F'; mais il est lancé dans D et D', et ainsi de suite, de façon que pendant un tour la roue mobile est soumise à vingt-quatre actions attractives qui agissent dans le même sens, et seulement quand les fers sont très-près des électroaimanls.

Il nous reste à décrire le mécanisme qui produit cette distribution des courants. Il y a sur l'axe de la roue mobile une pièce portant huit dents ', 7, qui se meut avec eux, et qui est en communication permanente avec le pôle positif de la pile.

Puis il y a trois ressorts /',/,'' qui peuvent transmettre le courant respectivement à II et H', F et F', D et D'; ils sont immobiles, et leurs extrémités occupent, par rapport aux dents, les mêmes positions que H, F, D par rapport aux fers k, S, y.

Quand a se place vis-à-vis H

et dépasse cette position , une

dent quitte le ressort h, mais la

suivante touche /et lance le courant dans F el F', jusqu'au moment où^

qui correspondent aux fers doux a

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